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Les poèmes de la littérature francophone
Un visage
Son visage blanc, arrivé aux dernières limites de la vie, dévoré par une barbe rousse, un inextinguible feu qui consume ses sourcils et embrase sa chevelure déjà noircie, semble surgir tel un vieux souvenir, tel une mise en garde, d’un autre monde.
Et son regard dur, en silence, s’écoute
Comme un guide montrant de terribles routes
Qui nous force à reconsidérer toutes choses
Et grâce à qui, finalement, seul, on ose.
Raphael
Nausée
Nausée: sentiment d’impuissance sourd,
Un sentiment de vide rempli par un excès de frustration.
C’est un cri qui ne peut, et surtout ne veut pas sortir.
Pumayent
petit bouchon
petit bouchon
mon petit bouchon
tu es trop trognon
avec tes yeux rond couleur marron
l’absence de ta maman doit te faire de la peine
mais nous on t’aime
mon petit bouchon tu es trop trognon
ton papa t entour d’amour
tu le sauras un jour
ta maman est parti elle ne ta rien dit
na donnée aucune raison
mes elle t’aime a sa façon
quand tu sera grand tu voudra des explications
de toute façon
tu la rencontreras
quand elle ne si attendra pas
mon petit bouchon
tu es trop trognon
tout l’amour que j’ai pour toi
et toi pour moi
tu me remplie de joie
chaque fois que l’on se voie
tu remplie mon coeur
plein de bonheur
mon petit bouchon
tu es trop trognon
tu es plein de vie
se qui me ravie
vie ta vie de petit garçon
mon petit bouchon
ses ta mamy qui te le dit
a toi mon petit yonny
poème de moi a yonny ta mamy je t’aime
joelle ray
Plaît-il ?
Il me plaît de vous dire
Que la beauté offense et handicape l’amour
Sur le marché du travail ou du sexe.
Il me plaît de vous dire qu’il ne faut pas se fier aux apparences
Qu’il y a la laideur d’un cœur vide et d’une main pleine.
Il me plaît de vous dire
Que la nature sincère et absolue suffit à la passion.
Il me plaît de vous dire
Que je ne suis pas sur talons hauts pour vous aimer de la haut.
Il me plaît de vous dire
Que je ne suis pas tendances et que j’ai de défauts.
Il me plaît de vous dire
Que je ne suis pas chic mais plutôt choc.
Ma fortune un cœur que je transforme en or
Un sourire et l’amour comme coffre- fort.
Il me plaît de vous dire
Sans avoir à vous plaindre
Que l’on ne peux pas plaire a tout le monde.
Il me plaît de vous dire
A coup sur je prends les plaisirs de la vie et sa beauté
Dans l’intimité qui serpente vers l’être aimé
Il me plaît de vous dire
Que je ne suis pas sous Mode
Que je ne suis pas chic mais plutôt choc.
Plaît-il ?
Zarioh
Il était cette Foi
J’aimerais pouvoir déployer mes ailes
Atteindre le bout de la marelle
Pouvoir toucher le ciel
Être là où même les usines sont belles
J’inspire profondément
J’expire lentement
Et je profite du moment présent
Tant qu’il en est encore temps
Même si je vois des tâches noires
Qui existent matin et soir
Je cherche une échappatoire
Essaye de m’envoler de ma balançoire
Sur la pointe des pieds j’avance
Je veux reculer mais ça n’a plus d’importance
Je ne peux l’éviter nous avons une alliance
Peut-être aujourd’hui aurais-je de la chance ?
Les yeux en l’air
Les pieds sur terre
J’effleure la mer
Mais étouffe comme dans une serre
Je veux sortir de l’ombre
Quitter ce côté sombre
Où règne le nombre
Où un rien t’encombre
S’il te plaît j’ai la foi
Je ne veux plus suivre cette loi
Celui qui a raison c’est toi
Je suis celle d’autrefois
Camille
Incomprise
Mes doigts agrippent son cœur
Ma main presse ses heures
Mon bras tire sa peur
Mon corps est en pleure
Au milieu de cette plaine
En dessous de ce chêne
J’ai succombé à la haine
Ne vous inquiétez pas je suis saine
Un sourire se forme sur mon visage
Il vient remplacer la rage
Je suis libéré de ma cage
J’ai dépassé le rivage
Voilà qu’arrive les encombres
Elles ne voient que le côté sombre
Pourtant il n’y a pas de lumière sans ombres
Mais les règles ne sont pas à corrompre
La sentence est appliquée
Derrière les barreaux je suis emmenée
J’y resterais des années
Criminelle j’ai été nommée
Camille
Est-ce ça la réalité ?
Être triste le matin
Accablé par le chagrin
Être triste le soir
Tenu par le désespoir
Je ne sais comment sortir
Ces idées qui me font souffrir
De ma tête qui se remplie
Et qui jamais ne fait le tri
Je m’insupporte moi-même
Quand en reflet je me vois blême
Cet état que je subi malgré moi
Me laisse en total désarrois
Et pourtant souvent j’essaye
Afin de trouver mon sommeil
De me remémorer brièvement
Le bonheur de ces instants
Qui ont fait de moi jadis
Quelqu’un rempli de vie
Sans cesse déprimé
Est-ce ça la réalité ?
Quand vais-je sortir la tête
De cet océan de comètes
Quand perdu dans les étoiles
De tout je me voile
Etre un jour déprimé
Et le lendemain requinqué
Je dirais qu’ainsi va la vie
Je trouve simplement dommage
Qu’on accorde plus d’avantages
Aux choses qui vont de travers
Et non pas le contraire…
Eliam Baulu
Question inconsciente
Pose toi la bonne question.
Celle qui fera de moi ton ange ou ton démon.
Avancer d’un pas, reculer de deux, est-ce notre relation ?
Et si la seule force à laquelle tu croyais, c’était la tentation… ?
Parfois, baby, il y a des règles dont nous ne saisissons pas le sens.
Une montagne de petites choses situées dans nos cœurs.
Il suffit d’un rien pour recréer le manque du à nos absences.
Et si la seule route que tu empruntais, c’était celle du malheur… ?
J’aimerais t’emmener près de la où je suis.
A la frontière d’un pays exempt de tout jugement.
Pour que tu n’ai plus à voir ta vie comme un fleuve infini.
Et si la seule échappatoire, c’était de céder à cet homme attirant… ?
Je sais, baby, pas facile de se laisser aller à ses pulsions.
De lâcher ce qu’il y a au fond de toi, au fond de ton inconscient.
Mais parfois, je te donnerais la clé et la réponse à ta question.
Et si la seule fois ou l’on baisait, c’était dans le but d’assainir nos corps un instant ?
Considères que notre rapport occupera toutes mes pensées.
Considères que cela fait un moment que tu es devenue mon obsession.
Considères que je suis venu pour te rendre une liberté.
Considères que la réponse à ta question est mon prénom.
By Ludo LackSpirit


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