Les poèmes de la littérature francophone

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Délire d’automne

Regardez moi
je m’offre nue sous vos yeux
je vous fais découvrir mes courbes tortueuses
je vous dévoile mes dessous
Seule coquetterie si vous le permettez
je garderai un velours vert sur mes pieds
et peut être mettrai -je un voile blanc sur mes formes
que vous trouvez trop frêles
Regardez moi
Je ne vous offre plus rien, mes seuls bijoux
seront sur vos tables festives,
Pourtant vous pouvez en être sûrs
quand viendra le printemps, je serai la plus belle
la plus chaude, la plus féconde
alors, regardez moi
Promenez vous dans les bois…

Le Guiff

Le mystère

Moi qui suis rêveuse et peureuse
Ce qui a ni forme ni visage que la mort
Que doit je faire face à elle
Qu’elle est le chemin à prendre pour ne pas aller vers elle

Le mystère est l’ignorance ce ressemble
Il nous prend sans que l’ont si attend
Il nous traîne vers un chemin inconnu
Et nous sommes impuissant et soumis

Moi qui suis rêveuse et peureuse
Que vais-je faire lorsque mon tour arrivera
Que deviendra tous ce que je laisserais derrière moi
Que sera demain et les jours futurs sans moi

Le mystère c’est l’ignorance et l’inconnue
Et cela me fait peur et rêvé en même temps
Et je me dit peut être ce que j’ai aimé et qui sont partis m’attendent
Peut être serais je heureuse dans ce monde inconnu
Peut être qu’une renaissance viendra après ce passage

Moi qui suis rêveuse et peureuse
Ce qui à ni forme ni visage que l’ignorance
Ce qui fait peur et rêver que l’inconnue
Peut importe quand mon tour viendra sans un mot je partirais.

jocelyne matencio

Un ange passe

Étalé là dans l’herbe,
Tu t’endors.
Un chant de sirène t’emporte,
Dans ces champs d’étoile.

Toutes ces belles mélodies
Font que t’oublie,
Tes peines, et ta joie.
Tu te perds à travers le ciel ouvert

Ici les filles veulent qu’on les touches,
Tous les soirs son corps,
Comme une fée ivre morte,
S’écroule sur ta bouche.

Elle se ballade dans tes yeux.
Plongé dans son charme,
Noyée dans le bleu,
Elle s’enfuit dans tes larmes.

Son rire résonne,
Et t’appelle les jours de pluie,
L’envie, qui jour et nuit, frisonne,
Sur ta peau brûler .

La passion qui nous anime,
Tu vois, parfois, nous abîme,
Puis sans laisser de trace
Un ange passe.

ritzenthaler jerome

Fabuleux destin

à bien comprendre il faut connaître l’amour
comment sans le ressentir et sans l’éprouver
alors toi tu en es l’égérie prépondérante
pourquoi y croire en ce court laps de temps
sans te savoir je t’ai rêvée imaginée idéalisée
tu es en réalité bien supérieure à mon onirisme
ta beauté naturelle ta bonté sans compter
ta douceur exacerbée font de toi une déesse
celle du grand amour de la passion dithyrambique
depuis trop longtemps je t’attendais je t’espérais
sans cri et gare tu m’es apparue comme une évidence
une opportunité à enfin trouver ce que je recherchais
sans trop savoir si tu existais réellement physiquement
par le biais de circonstances nébuleuses mais extraordinaires
tu t’es dressée devant moi pour me conquérir délicatement
cet instant magique je le vénère je l’idolâtre tel un Dieu
là j’avoue subitement vouloir devenir croyant et crédule
j’exulte je jubile je déborde de joie et de bonheur intenses
que je veux partager communier par l’alliance de nos vies
maintenant je sais qui tu es tu es celle dont j’esquissais
je croquais le visage radieux tout au long de mes nuits
mais moiteurs transpirations senteurs de ton corps tout entier
faisaient de moi l’homme qui errait à la découverte à l’espoir
de t’enfin te reconnaître telle que je t’ai toujours représentée
dans mes fabulations existentielles délirantes divinatoires
j’ai fini par te retrouver pour t’aimer te chérir et te donner ma main
à toujours à jamais afin de pérenniser notre union solennellement

Mauphyland

A Léane

Au feu de quelle étoile, à l’or de quelle rive,
Avons-nous quelquefois réchauffé nos pieds lourds ?
Dans quel espace vain flottant à la dérive
Et rongé par la lèpre invisible des jours ?

Qui sommes-nous, perdus comme un sanglot d’écume
Parmi les fleuves las où saignent nos élans ?
Qui sommes-nous, tachés de soleil et de brume
Et si riches de dons et de voeux chancelants ?

Adieu ! beaux rires clairs, Adieu ! fauves haleines ;
Adieu ! soupirs mêlés sous le ciel enjôleur.
La joie aimante éclate avec ses ruches pleines
Mais la mort est tapie au fond de chaque fleur.

Ah ! Ne savons-nous pas que tout se décompose,
Que l’aube court déjà, tremblante, vers le soir,
Que nous ne respirons jamais la même rose,
Que tout succède à tout et se fond dans le noir ?

Matins frais ! lisses doigts ! épopée ivre et tendre !
Nos aveugles destins filent d’un pas têtu.
Balayés ! les coeurs fous toujours prêts à s’éprendre,
Enfuis ! les mots soufflés en un chant qui s’est tu.

Hélas ! comment peut-on, la paupière défaite,
Laisser là notre monde aux vins délicieux ?
Comment quitter l’éclat des longs chemins en fête
Et ne plus voir la terre et ne plus voir les cieux ?

Or pitoyables nains mordus par l’éphémère,
Comme nous avons cru dépouiller l’éternel
En caressant nos biens d’une ferveur amère,
En couvant nos bijoux d’un émoi fraternel !

Pour quelques passions labiles et fuyantes,
Nous avons serré fort jusqu’à l’avidité
Des bras vertigineux et des mains défaillantes
Fleuris sous les yeux chauds d’on ne sait quel été.

Nous avons tant de fois chéri de fausses gloires,
Tant de fois lâchement fait sonner notre orgueil,
Tant de fois enlacé des rêves dérisoires
Malgré la suffocante image du cercueil.

Pendant que la vieillesse armait son poing sévère,
Comme nous avons mis de haine et de fureur
A briser le plafond de nos cages de verre,
A maudire le temps sournois et massacreur !

Comme nous avons dû, soûlés d’arrière-mondes,
Cultiver en sursaut quelque louche au-delà :
Eldorados naïfs crevant d’espoirs immondes !
Glauques ailleurs vomis sur des airs de gala !

Et comme sans jamais prévenir les désastres,
Nous avons chaque jour tant et plus, tant et plus
Baisé de jeunes fronts aussi beaux que des astres
Et de chers doigts noueux, vacillants et perclus !

Mais qu’ici-bas du moins une flamme demeure,
Une épaule magique aux lumineux contours !
Que jaillissent du moins, volés à la même heure,
Les cris ensoleillés de millions d’amours !

Tant pis ! s’il faut demain périr d’un coup funeste.
C’est trop de vivre nus embués de néant,
Trop de mettre à genoux l’idéal qui nous reste,
Trop de guillotiner nos envols de géant.

Oh ! tant pis ! si le col majestueux des cygnes
Doit éclater bientôt comme un vulgaire fruit.
Tant pis ! si quelques-uns traînent des maux insignes
Et d’autres maint bonheur depuis longtemps détruit.

Léane, ma poupée à la lumière blonde,
Les vents purs, ce matin, cajolent l’univers ;
Tes jolis pieds en feu, plus ondoyants que l’onde,
Volent sur le lit tiède et soyeux des prés verts.

Que t’importent les fous englués de nuit blême
Et leurs immenses deuils rougis de sang vermeil !
La vie en toi, Léane, éprise d’elle-même
Coule, telle admirable, une eau sainte en éveil.

Oui, va foulant l’espace ébloui qui t’adore ;
On dirait que l’azur boit chacun de tes pas ;
Nous avons dans les yeux la même douce aurore
Et je te comblerai de ce que tu n’as pas.

Léane, l’heure est vaste à qui se sent des ailes ;
Quelque chose de bon fascine et charme l’air ;
J’ai ta candeur, ma fée, au bout de mes prunelles
Comme si pour moi seul ton coeur devenait clair.

Cent effluves de joie illuminent tes gestes ;
Le monde étale au loin sa féconde santé ;
Conquête radieuse ! Aventures célestes !
Tu cours, pleine d’un songe inouï de beauté…

O tous deux ! aimons-nous sans nuage ni voiles !
Léane, toi ma chair, l’enfant de mon enfant
Dont les petites mains font rire les étoiles,
O Léane ! si frêle au soleil triomphant !

Poème extrait de  » La Blessure des Mots  »
Thierry CABOT

Sous silence

Passe silencieusement
Trace les sentiments
Casse soigneusement
Masse suffisamment

Salace sensation
Sors d’ici sinon
Sadisme incessant
Stress constant

Souffle siffle
Soit sensible
Assidu et sain

Si c’est incertain
Simule sûreté
Stoppe le destin
Suit ce sentier

Souffle siffle
Soit consciencieux
Sincère et serein

Camille

La Vie

Pour moi, la vie est un cadeau.
Je ne sais combien de temps elle durera
Pour c’est ce qu’il y a de plus beau,
Je ne sais pas quand elle s’arrêtera.

Mais au moins j’en profite
Car je sais que le temps défile vite.

Etant petite je me croyais immortelle
Je ne la savais pas aussi belle.
Je sais que j’ai un passé, un présent
Mais que je n’ai peut être pas d’avenir,
Je le sais et j’y fais attention dorénavant.
Aujourd’hui je continues de rire,
Mais demain peut-être je ne rirais plus
Peut-être que mes battements de cils auront cessé
Je le sais et je l’ai toujours su.

Mais bon, aujourd’hui j’essaie de ne pas y penser.
Moi je compare la vie à un chemin:
Nous sommes sur le chemin
Où un pas égal un jour
Et on pense qu’il durera toujours.
Mais on ne sait pas que le chemin
Se termine par le fossé de la mort.
Et c’est alors qu’arrive notre fin
C’est par surprise que nous abandonnons notre corps.

La petite poète

Soleil perçant

Toi tu es ce Soleil perçant;
Tes nuages de mon ciel,
Grâce à toi ma Terre est plus fertile, plus vivante,
Ta lumière réchauffe mes océans de rêves;
Evaporant les obstacles, mes craintes.
Tes rayons atteignent mon coeur;
Et font brûler mon envie folle d’aimer.

Ecrit et réfléchit par:Mlle Hugh Warner Vichy
Ecrit et réfléchit le :Vendredi 30 Décembre 2011