Ex imo. C’était dans la ville adorée, Sarcophage pour moi des premiers souvenirs, Où tout enfant j’avais, en mon âme enivrée, Rêvé ces bonheurs fous qui restent des désirs ! C’était là… qu’une après-midi, dans une rue, Dont un soleil d’août, de sa lumière drue, Frappait le blanc pavé désert, – qu’elle passa, Et qu’en [...]
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(Pas encore evalué)Débouclez-les, vos longs cheveux
Débouclez-les, vos longs cheveux de soie, Passez vos mains sur leurs touffes d’anneaux, Qui, réunis, empêchent qu’on ne voie Vos longs cils bruns qui font vos yeux si beaux ! Lissez-les bien, puisque toutes pareilles Négligemment deux boucles retombant Roulent autour de vos blanches oreilles, Comme autrefois, quand vous étiez enfant, Quand vos seize ans [...]




(Pas encore evalué)Je vivais sans coeur…
A***. Je vivais sans coeur, tu vivais sans flamme, Incomplets, mais faits pour un sort plus beau ; Tu pris de mes sens, – je pris de ton âme, Et tous deux ainsi nous nous partageâme : Mais c’est toi qui fis le meilleur cadeau ! Oui ! c’est toi, merci… C’est toi, sainte femme, [...]




(Pas encore evalué)L’échanson
A Clary. Tu ne sais pas, Clary, quand, heureuse, ravie, Tu me tends ton épaule et ton front tour à tour, Que dans la double coupe où je puise la vie Il est un autre goût que celui de l’amour… Ô ma chère Clary, tu ne sais pas sans doute Qu’il est derrière nous un [...]




(Pas encore evalué)La beauté
A Armance. Eh quoi ! vous vous plaignez, vous aussi, de la vie ! Vous avez des douleurs, des ennuis, des dégoûts ! Un dard sans force aux yeux, sur la lèvre une lie, Et du mépris au coeur ! – Hélas ! c’est comme nous ! Lie aux lèvres ? – poison, reste brûlant [...]




(Pas encore evalué)La haine du soleil
A Mademoiselle Louise Read. Un soir, j’étais debout, auprès d’une fenêtre… Contre la vitre en feu j’avais mon front songeur, Et je voyais, là-bas, lentement disparaître Un soleil embrumé qui mourait sans splendeur ! C’était un vieux soleil des derniers soirs d’automne, Globe d’un rouge épais, de chaleur épuisé, Qui ne faisait baisser le regard [...]




(Pas encore evalué)La Maîtresse rousse
Je pris pour maître, un jour, une rude Maîtresse, Plus fauve qu’un jaguar, plus rousse qu’un lion ! Je l’aimais ardemment, – âprement, – sans tendresse, Avec possession plus qu’adoration ! C’était ma rage, à moi ! la dernière folie Qui saisit, – quand, touché par l’âge et le malheur, On sent au fond de [...]




(Pas encore evalué)Les nénuphars
A la baronne H. de B. Nénuphars blancs, ô lys des eaux limpides, Neige montant du fond de leur azur, Qui, sommeillant sur vos tiges humides, Avez besoin, pour dormir, d’un lit pur ; Fleurs de pudeur, oui ! vous êtes trop fières Pour vous laisser cueillir… et vivre après. Nénuphars blanc, dormez sur vos [...]
