C’est la neige tourbillonnante Qui voltige dans l’air, mousseline vivante, La neige qui s’arma, dans l’extase du froid, D’une beauté trop loin de la vie et traîtresse. La neige pleine de caresses, Si douce au pas quand elle choit. Ceux-là dont le sang bout dans les veines, les forts, Devant … Lire la suite
Archives de la catégorie: BEAUREGARD Alphonse
Concordances
Le même triste accent vient toujours des rapides, Toujours les mêmes flots font le même circuit En recueillant le rêve et l’espoir dans leurs rides. Je l’ai senti déjà le vent de cette nuit ; Il conserva mes paroles et les répète, Et de naïfs couplets renaissent avec lui. Un … Lire la suite
Déclaration
Femme, sitôt que ton regard Eut transpercé mon existence, J’ai renié vingt espérances, J’ai brisé, d’un geste hagard, Mes dieux, mes amitiés anciennes, Toutes les lois, toutes les chaînes, Et du passé fait un brouillard. J’ai purifié de scories Mes habitudes et mes goûts ; J’ai précipité dans l’égout D’étourdissantes … Lire la suite
Des montagnes très loin…
Des montagnes très loin paraissent toutes proches. La grève se déroule à l’ombre des sapins, Et la haute marée ensevelit les roches. Les astres allumés par l’homme sont éteints. Le blanc navire tranche avidement l’écume Qui s’enfonce et renaît en bizarres dessins. La carène, les ponts, les mâts sont une … Lire la suite
Désir simple
Jeunes filles qui brodez En suivant des songeries, Seules sur vos galeries, Ou qui dehors regardez, Comme des oiseaux en cage, Si j’en avais le courage Vers l’une de vous j’irais – Dieu sait encore laquelle, La plus triste ou la plus belle – Et d’un ton simple dirais : … Lire la suite
Évocation
Le noir espace, beau pour une occulte fête, A, pour moi, recueilli la vie et la répète En des formes qu’agite un frisson d’océan. Dans cette irruption d’images se créant, Peu à peu se dessine une énorme cohue Qui se démène, lutte et vers l’argent se rue, Pour garder plus … Lire la suite
Gratitude
J’ai dit à la forêt haute et pleine d’orgueil : » Tuer, seul me déride ; J’irai dans tes abris dépister le chevreuil Et le lièvre timide. » Lors la forêt m’offrit, pour mon repos du soir, Un lit d’herbe et de mousse Où la lune envoyait, entre les rameaux … Lire la suite
L’arbre mort
Je connais, au fond d’une anse Où sa maigre forme danse, Un érable mort, Mort nous raconte une histoire De s’être penché pour boire L’eau claire du bord. A le voir nu comme un marbre, L’été, parmi d’autres arbres Verts et vigoureux, On dirait que la nature L’a laissé sans … Lire la suite