Cette nuit (noble accord des êtres et des choses) En un palais, le plus tranquille des tombeaux, Trois nymphes, l’or, la neige échangeantes aux roses, Dansaient, flammes de marbre, aux feux des vieux flambeaux.
Archives de la catégorie: DU PLESSYS Maurice
L’élégie du sang des colombes
Pétard qui tranche de la bombe, Le Winchester a retenti : Ton doux vol s’est brisé, colombe, Petit point au ciel, tout petit… Pauvre être ! au plus haut des espaces, Il buvait l’azur, loin de tout : Ivresse, spectacle des Grâces ! « Beau coup de fusil ! – Yes … Lire la suite
L’Hellade
Puisque de mes destins l’arrêt est prononcé Et qu’aux profanes cris de la grande adultère, J’aurai d’un sang trop pur demain marqué la terre, Vieil aigle par les feux de mille coups percé, Apollon, toi, seul dieu qui mon culte ait fixé, Flambeau toujours présent à ma carrière austère, Apporte … Lire la suite
La chanson d’un soir de tempête
J’ai sablé le vin, j’ai humé les roses ; J’ai cueilli la fleur du plus beau baiser : Je ne trouve plus au fond de ces choses De quoi me griser… Les jours ont brillé sur ma tête pâle Sans m’apprendre rien du Tout qu’il y a : Mon coeur … Lire la suite
La nuit qui tombe et le train qui passe
Tableau qui mes peines dissipe, Je contemple en m’attendrissant Le village fumant sa pipe Aux pieds du soir incandescent. Soleil, mourant témoin des crimes Absous par le jour qui s’en va, Sur l’autel de tes feux sublimes, Satisfais, frère, à Jéhovah ! Nuit, tombeau du ciel sans mystère, Chasses-en ce … Lire la suite
Les feuilles tombent
Les feuilles tombent ; c’est l’automne Et mes jours s’en vont au tombeau, Il n’est plus de mal qui m’étonne, Déchiré comme un vieux drapeau. Transfuge du Pinde, où, sans crime, Je m’assis aux pieds d’Apollon, Je roule d’abîme en abîme, Devenu d’or pur un vain plomb. Amour, Gloire, au … Lire la suite
Ode triomphale à la gloire des muses romanes
( Io! le Délien est né ! J. Tahureau. Ode à Estienne Iodelle) Si, parjure aux Grâces attiques, D’une brosse maldocte elle a, A quatre épaisseurs d’encaustique, Vernissé la Minerve antique Du plus barbare des éclats ; Ou que, d’une bouche sans foudre, Elle ait, parodique, tenté La buccine par … Lire la suite
Ulysse au coeur ruiné
ou le retour à Ithaque Chère, après tant de maux, ton front renaît plus beau (Redevenus époux, comme tu nous appelles), Comme si la douleur était le grand flambeau, Femmes, qui veille en vous pour vous faire plus belles ! Ô, ne me dites plus que l’Amour a des ailes … Lire la suite