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Archive for the 'ELSKAMP Max' Category

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A ma mère

Ô Claire, Suzanne, Adolphine, Ma Mère, qui m’étiez divine, Comme les Maries, et qu’enfant, J’adorais dès le matin blanc Qui se levait là, près de l’eau, Dans l’embrun gris monté des flots, Du fleuve qui chantait matines À voix de cloches dans la bruine ; Ô ma Mère, avec vos yeux bleus, Que je regardais [...]

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A ma soeur Marie

Ma Soeur Marie, Ma Soeur Marie, Et qui m’avez aussi quitté, Comme souriait à la vie Un dimanche d’après-dîné, Alors qu’avril, lumière luie, Telle d’un adventice été, Et lilas branches refleuries Chantaient dans l’air printemps qui naît, Ma Soeur Marie, Ma Soeur Marie, Et qui m’avez alors quitté. Ma Soeur Marie, Ma Soeur Marie, Qui [...]

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A mon père

Mon Père Louis, Jean, François, Avec vos prénoms de navires, Mon Père mien, mon Père à moi, Et dont les yeux couleur de myrrhe, Disaient une âme vraie et sûre, En sa douceur et sa bonté, Où s’avérait noble droiture, Et qui luisait comme un été, Mon Père avec qui j’ai vécu Et dans une [...]

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C’est ta rue Saint-Paul …

C’est ta rue Saint-Paul Celle où tu es né, Un matin de Mai À la marée haute, C’est ta rue Saint-Paul, Blanche comme un pôle, Dont le vent est l’hôte Au long de l’année. Maritime et tienne De tout un passé, Chrétienne et païenne D’hiver et d’été, Le fleuve est au bout Du ciel qu’on [...]

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D’anciennement transposé (I)

J’ai triste d’une ville en bois, – Tourne, foire de ma rancoeur, Mes chevaux de bois de malheur – J’ai triste d’une ville en bois, J’ai mal à mes sabots de bois. J’ai triste d’être le perdu D’une ombre et nue et mal en place, – Mais dont mon coeur trop sait la place – [...]

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D’anciennement transposé (II)

Je n’ai plus de ville, Elle est soûle Et pleine de coeurs renégats, Aux tavernes de Golgotha, J’en suis triste jusqu’à la mort ; Je n’ai plus de ville, Elle est soûle. Mon Dimanche est mort pour de bon ; Dans les armoires de mes torts Mes robes ont changé de ton, Vides, les robes [...]

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De visitation

Or, au dimanche froid, maritime et d’hiver, Aux lèvres amer, D’une ville très port-de-mer, Dans un dimanche froid, maritime et d’hiver ; Aux quatre heures de soir longues d’après-dînée De lampes allumées, – Et lasses, et comme enfumées – Des quatre heures de soir longues d’après-dînée ; De la famille nous est venue visiter, – [...]

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Et c’est Lui, comme un matelot

Et c’est Lui, comme un matelot, et c’est lui, qu’on n’attendait plus, et c’est lui, comme un matelot, qui s’en revient les bras tendus pour baiser ceux qu’il a connus, rire à ceux qu’il n’a jamais vus, et c’est lui, comme un matelot, qui s’en revient le sac au dos. Or, bonnes heures, bonnes heures, [...]