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Archive for the 'FRANCE Anatole' Category

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A la lumière

Dans l’essaim nébuleux des constellations, Ô toi qui naquis la première, Ô nourrice des fleurs et des fruits, ô Lumière, Blanche mère des visions, Tu nous viens du soleil à travers les doux voiles Des vapeurs flottantes dans l’air : La vie alors s’anime et, sous ton frisson clair, Sourit, ô fille des étoiles ! [...]

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A Théophile Gautier

Sur sa nouvelle d’  » Arria Marcella  » Le creux d’un sein charmant que la cendre moula Fut la coupe où tu bus cette ivresse éloquente, Qui, sous l’étroit portique aux volutes d’acanthe, Fit surgir dans la pourpre Arria Marcella.

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La mort

Si la vierge vers toi jette sous les ramures Le rire par sa mère à ses lèvres appris ; Si, tiède dans son corps dont elle sait le prix, Le désir a gonflé ses formes demi-mûres ; Le soir, dans la forêt pleine de frais murmures, Si, méditant d’unir vos chairs et vos esprits, Vous [...]

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La mort d’une libellule

Sous les branches de saule en la vase baignées Un peuple impur se tait, glacé dans sa torpeur, Tandis qu’on voit sur l’eau de grêles araignées Fuir vers les nymphéas que voile une vapeur. Mais, planant sur ce monde où la vie apaisée Dort d’un sommeil sans joie et presque sans réveil, Des êtres qui [...]

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La part de Madeleine

L’ombre versait au flanc des monts sa paix bénie, Le chemin était bleu, le feuillage était noir, Et les palmiers tremblaient d’amour au vent du soir. L’enfant de Magdala, la fleur de Béthanie, Gémissait dans la pourpre et l’azur des coussins. Le grand épervier d’or des femmes étrangères Agrafait sur son front les étoffes légères [...]

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Le captif

Il est, non loin des tièdes syrtes Où bleuit la mer en repos, Un bois d’orangers et de myrtes Dont n’approchent point les troupeaux. Là, sous l’ombre antique d’un arbre, Un satyre, ouvrage divin, Sourit dans sa gaine de marbre, Comme réjoui par le vin. Il a des oreilles aiguës Que dresse un frémissement prompt [...]

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Le chêne abandonné

Dans la tiède forêt que baigne un jour vermeil, Le grand chêne noueux, le père de la race, Penche sur le coteau sa rugueuse cuirasse Et, solitaire aïeul, se réchauffe au soleil. Du fumier de ses fils étouffés sous son ombre, Robuste, il a nourri ses siècles florissants, Fait bouillonner la sève en ses membres [...]

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Le désir

Je sais la vanité de tout désir profane. A peine gardons-nous de tes amours défunts, Femme, ce que la fleur qui sur ton sein se fane Y laisse d’âme et de parfums. Ils n’ont, les plus beaux bras, que des chaînes d’argile, Indolentes autour du col le plus aimé ; Avant d’être rompu leur doux [...]