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Archive for the 'GHIL René' Category

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Aux temps des dieux

Tout moderne, et voyant de nos modernes âmes, Des soirs vieux, malgré lui, hors du Vrai, sans paphos Où des déesses, il s’exile ! et, dans les gammes Des azurs et des ors, et le nu des paros, Mensonge et dieux il pleure, et Vous, ô pâles Ames ! Vagueuses Vierges, aux plis longs des [...]

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Berceuse de l’après-midi

Il ne veut pas dormir, mon Petit… Mon petit Ne veut pas dormir, et rit ! et tend à la lumière Le hasard agrippant et l’unité première De son geste ingénu qui ne se sait porteur Des soirs d’Hérédités, – et tend à la lumière Du grossi soleil son geste qui s’étourdit D’être du monde [...]

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Dies irae

Un soir l’Orgue d’église aux spasmes des Violons Montait loin sa douleur sourde en les râles longs : Voix de genèse, Amour et Trépas, ô pleurs longs ! Un soir l’Orgue montait dans l’horreur des Violons… Horreur ! la Terre pleure, et, grande Trisaïeule, Par la vulve et l’ovaire aux ouvraisons de gueule Ainsi qu’une [...]

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Dire du mieux

Pour les Fagots du Four, antre clair-vespéralement qui se voûte d’ors, où cuire l’éternel pain rondi, même lors qu’entre le rutilant soleil au signe des Gémeaux : de matin, attaquèrent de serpes les haies épointant aux gantelets leurs épines, où – charpentes et timons de demain les Futaies tressaillantes de hache, sonores de loin en [...]

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En m’en venant au tard de nuit

En m’en venant au tard de nuit se sont éteintes les ételles : ah ! que les roses ne sont-elles tard au rosier de mon ennui et mon Amante, que n’est-elle morte en m’aimant dans un minuit. Pour m’entendre pleurer tout haut – à la plus haute nuit de terre le rossignol ne veut se [...]

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Hymne de guerre

Menez-les, les Chevaux du vent du Sud, à la rivière Menez-les !… Dans l’entame de leurs plaies Pareilles au sexe des vierges, les Guerriers sanglants éteignent des tisons Et mettent les aromates pilés : Lui qui de tout tient le Milieu – L’Homme-des-Sorts sait le Mot-dieu Qui dompte le sang noir et les Esprits aigus [...]

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La ville au loin…

La Ville au loin monte des voeux immolateurs… Par les vitres en haut, la Ville, – aux Yeux – à perte Du sang pauvre qui heurte aux roideurs de l’aorte ! Monte haut des quadratures de pierre, et lourd Le temps de dômes, ainsi qu’enserrant le rêve Lourd-arrêté vers l’elliptique expansion De ses Fatalités : [...]

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Les herseurs – sous la lune

Ainsi qu’une prière et qu’un ennui, soleilles – Tu, lune pleine ! haut au haut des peupliers ! Tout a l’air d’eaux : et l’Homme inému des merveilles Mène par la lumière, ayant l’amour des veilles, Les pas las des Taureaux, Trois et loin réguliers. Traîneurs doux de l’aiguë et de la large herse, Homme [...]