A la mère de l’enfant mort

Oh! vous aurez trop dit au pauvre petit ange Qu’il est d’autres anges là-haut, Que rien ne souffre au ciel, que jamais rien n’y change, Qu’il est doux d’y rentrer bientôt; Que le ciel est un dôme aux merveilleux pilastres, Une tente aux riches couleurs, Un jardin bleu rempli de … Lire la suite

A M. Froment Meurice

Nous sommes frères : la fleur Par deux arts peut être faite. Le poète est ciseleur ; Le ciseleur est poëte. Poètes ou ciseleurs, Par nous l’esprit se révèle. Nous rendons les bons meilleurs, Tu rends la beauté plus belle. Sur son bras ou sur son cou, Tu fais de … Lire la suite

A ma fille

O mon enfant, tu vois, je me soumets. Fais comme moi : vis du monde éloignée ; Heureuse ? non ; triomphante ? jamais. – Résignée ! – Sois bonne et douce, et lève un front pieux. Comme le jour dans les cieux met sa flamme, Toi, mon enfant, dans … Lire la suite

A ma fille Adèle

Tout enfant, tu dormais près de moi, rose et fraîche, Comme un petit Jésus assoupi dans sa crèche ; Ton pur sommeil était si calme et si charmant Que tu n’entendais pas l’oiseau chanter dans l’ombre ; Moi, pensif, j’aspirais toute la douceur sombre Du mystérieux firmament. Et j’écoutais voler … Lire la suite

A Madame D. G. de G.

Jadis je vous disais : — Vivez, régnez, Madame ! Le salon vous attend ! le succès vous réclame ! Le bal éblouissant pâlit quand vous partez ! Soyez illustre et belle ! aimez ! riez ! chantez ! Vous avez la splendeur des astres et des roses ! Votre … Lire la suite

A Mlle Fanny de P.

Ô vous que votre âge défend, Riez ! tout vous caresse encore. Jouez ! chantez ! soyez l’enfant ! Soyez la fleur ; soyez l’aurore ! Quant au destin, n’y songez pas. Le ciel est noir, la vie est sombre. Hélas ! que fait l’homme ici-bas ? Un peu de … Lire la suite