L’âme ne frémit plus chez ce vieil instrument ; Son couvercle baissé lui donne un aspect sombre ; Relégué du salon, il sommeille dans l’ombre Ce misanthrope aigri de son isolement. Je me souviens encor des nocturnes sans nombre Que me jouait ma mère, et je songe, en pleurant, À … Lire la suite
Archives de la catégorie: NELLIGAN Emile
Violon d’adieu
Vous jouiez Mendelssohn ce soir-là ; les flammèches Valsaient dans l’âtre clair, cependant qu’au salon Un abat-jour mêlait en ondulement long Ses rêves de lumière au châtain de vos mèches. Et tristes, comme un bruit frissonnant de fleurs sèches Éparses dans le vent vespéral du vallon, Les notes sanglotaient sur … Lire la suite
Virgilienne
Octobre étend son soir de blanc repos Comme une ombre de mère morte. Les chevriers, du son de leurs pipeaux, Semblent railler la brise forte. Mais l’un s’est tu. L’instrument, de ses lèvres, Soudain se dégage à mes pas ; Celui-là sait mon amour pour ses chèvres ; Que j’aime … Lire la suite