Les becs de gaz sont presque clos : Chauffe mon coeur dont les sanglots S’épanchent dans ton coeur par flots, Gretchen ! Comme il te dit de mornes choses, Ce clavecin de mes névroses, Rythmant le deuil hâtif des roses, Gretchen ! Prends-moi le front, prends-moi les mains, Toi, mon … Lire la suite
Archives de la catégorie: NELLIGAN Emile
Gretchen la pâle
Elle est de la beauté des profils de Rubens Dont la majesté clame à la sienne s’incline. Sa voix a le son d’or de mainte mandoline Aux balcons de Venise avec des chants lambins. Ses cheveux, en des flots lumineux d’eaux de bains, Déferlent sur sa chair vierge de manteline … Lire la suite
Hiver sentimental
Loin des vitres ! clairs yeux dont je bois les liqueurs, Et ne vous souillez pas à contempler les plèbes. Des gels norvégiens métallisent les glèbes, Que le froid des hivers nous réchauffe les coeurs ! Tels des guerriers pleurant les ruines de Thèbes, Ma mie, ainsi toujours courtisons nos … Lire la suite
Jardin sentimental
Là, nous nous attardions aux nocturnes tombées, Cependant qu’alentour un vol de scarabées Nous éblouissait d’or sous les lueurs plombées, De grands chevaux de pourpre erraient, sanguinolents, Par les célestes turfs, et je tenais, tremblants, Tes doigts entre mes mains, comme un nid d’oiseaux blancs. Or, tous deux, souriant à … Lire la suite
Je sais là-bas une vierge rose
Je sais là-bas une vierge rose Fleur du Danube aux grands yeux doux O si belle qu’un bouton de rose Dans la contrée en est jaloux. Elle a fleuri par quelque soir pur, En une magique harmonie Avec son grand ciel de pâle azur : C’est l’orgueil de la Roumanie.
L’organiste du paradis
La belle sainte au fond des cieux Mène l’orchestre archangélique, Dans la lointaine basilique Dont la splendeur hante mes yeux. Depuis que la Vierge biblique Lui légua ce poste pieux, La belle Sainte au fond des cieux Mène l’orchestre archangélique. Loin du monde diabolique Puissé-je, un soir mystérieux, Ouïr dans … Lire la suite
La Bénédictine
Elle était au couvent depuis trois mois déjà, Et le désir divin grandissait dans son être, Lorsqu’un soir, se posant au bord de sa fenêtre, Un bel oiseau bâtit son nid, puis s’y logea. Ce fut là qu’il vécut longtemps et qu’il mangea. Mais, comme elle sentait souvent l’ennui renaître, … Lire la suite
La chanson de l’ouvrière – (a Denys Lanctôt)
Les heurs crèvent comme une bombe ; A l’espoir notre jour qui tombe Se mêle avec le confiant. Pique aiguille ! assez piqué, piquant ! Les heurs crèvent comme une bombe. Ici-bas tout geint, casse ou pleure ; Rien de possible ne demeure A ce qui demeurait avant. Pique aiguille … Lire la suite