Après une journée de vent, dans une paix infinie, le soir se réconcilie comme un docile amant. Tout devient calme, clarté… Mais à l’horizon s’étage, éclairé et doré, un beau bas-relief de nuages.
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266 vues 256 vuesArrêtons-nous un peu …
Arrêtons-nous un peu, causons. C’est encore moi, ce soir, qui m’arrête, c’est encore vous qui m’écoutez. Un peu plus tard d’autres joueront aux voisins sur la route sous ces beaux arbres que l’on se prête.
Au ciel, plein d’attention
Au ciel, plein d’attention, ici la terre raconte ; son souvenir la surmonte dans ces nobles monts. Parfois elle parait attendrie qu’on l’écoute si bien -, alors elle montre sa vie et ne dit plus rien.
Avant que vous comptiez dix
Avant que vous comptiez dix tout change : le vent ôte cette clarté des hautes tiges de maïs, pour la jeter ailleurs ; elle vole, elle glisse le long d’un précipice vers une clarté-soeur qui déjà, à son tour, prise par ce jeu rude, se déplace pour d’autres altitudes. Et comme caressée la vaste surface [...]
Beau papillon près du sol
Beau papillon près du sol, à l’attentive nature montrant les enluminures de son livre de vol. Un autre se ferme au bord de la fleur qu’on respire – : ce n’est pas le moment de lire. Et tant d’autres encor, de menus bleus, s’éparpillent, flottants et voletants, comme de bleues brindilles d’une lettre d’amour au [...]
C’est le paysage longtemps …
C’est le paysage longtemps, c’est une cloche, c’est du soir la délivrance si pure -; mais tout cela en nous prépare l’approche d’une nouvelle, d’une tendre figure … Ainsi nous vivons dans un embarras très étrange entre l’arc lointain et la trop pénétrante flèche : entre le monde trop vague pour saisir l’ange et Celle [...]
C’est pour t’avoir vue
C’est pour t’avoir vue penchée à la fenêtre ultime, que j’ai compris, que j’ai bu tout mon abîme. En me montrant tes bras tendus vers la nuit, tu as fait que, depuis, ce qui en moi te quitta, me quitte, me fuit… Ton geste, fut-il la preuve d’un adieu si grand, qu’il me changea en [...]
C’est presque l’invisible qui luit
C’est presque l’invisible qui luit au-dessus de la pente ailée ; il reste un peu d’une claire nuit à ce jour en argent mêlée. Vois, la lumière ne pèse point sur ces obéissants contours et, là-bas, ces hameaux, d’être loin, quelqu’un les console toujours.

