A l’Alcazar neuf, où don Jayme Gratte un air maugrabin, Carmen dansant dans son lubin : Ce n’est pas ce que j’aime. Mais, à Triana, la liqueur D’une grappe où l’aurore Laissa des pleurs si froids encore Qu’ils m’ont glacé le coeur.
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259 vues 259 vuesA Londres je connus Bella
A Londres je connus Bella, Princesse moins lointaine Que son mari le capitaine Qui n’était jamais là. Et peut-être aimait-il la mangue ; Mais Bella, les Français Tels qu’on le parle : c’est assez Pour qui ne prend que langue ; Et la tienne vaut un talbin. Mais quoi ? Rester rebelle, Bella, quand te [...]
Aimez-vous le passé
Aimez-vous le passé Et rêver d’histoires Évocatoires Aux contours effacés ? Les vieilles chambres Veuves de pas Qui sentent tout bas L’iris et l’ambre ; La pâleur des portraits, Les reliques usées Que des morts ont baisées, Chère, je voudrais Qu’elles vous soient chères, Et vous parlent un peu D’un coeur poussiéreux Et plein de [...]
Ainsi, ce chemin de nuage
Ainsi, ce chemin de nuage, Vous ne le prendrez point, D’où j’ai vu me sourire au loin Votre brillant mirage ? Le soir d’or sur les étangs bleus D’une étrange savane, Où pleut la fleur de frangipane, N’éblouira vos yeux ; Ni les feux de la luciole Dans cette épaisse nuit Que tout à coup [...]
Alcôve noire
Ces premiers froids que l’on réchauffe d’un sarment, – Et des platanes d’or le long gémissement, – Et l’alcôve au lit noir qui datait d’Henri IV, Où ton corps, au hasard de l’ombre dévêtu, S’illuminait parfois d’un rouge éclair de l’âtre, Quand tu m’aiguillonnais de ton genou pointu, Chevaucheuse d’amour si triste et si folâtre [...]
Amarissimes
Est-ce moi qui pleurais ainsi – Ou des veaux qu’on empoigne – D’écouter ton pas qui s’éloigne, Beauté, mon cher souci ? Et (je t’en fis, à pneumatique, Part, – sans aucun bagou) Ces pleurs, ma chère, avaient le goût De l’onde adriatique. Oui, oui : mais vous parlez de cri, Quand je repris ma [...]
Au détour de la rue étroite
Au détour de la rue étroite S’ouvre l’ombre et la cour Où Diane en plâtre, et qui court N’a que la jambe droite. Là-bas sur sa flûte de Pan, Un Ossalois nous lance Ces airs aigus comme une lance Qui percent le tympan, Ô Faustine, et je vois se tendre L’arc pur de ton sourcil [...]
Avril, dont l’odeur nous augure
Avril, dont l’odeur nous augure Le renaissant plaisir, Tu découvres de mon désir La secrète figure. Ah, verse le myrte à Myrtil, L’iris à Desdémone : Pour moi d’une rose anémone S’ouvre le noir pistil.

