Home » XIXème » Archive by category "VERHAEREN Émile"

Archive for the 'VERHAEREN Émile' Category

628 vues
1 étoile2 étoiles3 étoiles4 étoiles5 étoiles (2 votes)
Loading ... Loading ...

A la Belgique

Hélas, depuis les jours des suprêmes combats, Tes compagnes sont la frayeur et l’infortune ; Tu n’as plus pour pays que des lambeaux de dunes Et des plaines en feu sur l’horizon, là-bas. Anvers et Gand et Liége et Bruxelles et Bruges Te furent arrachés et gémissent au loin Sans que tes yeux encor vaillants [...]

1 786 vues
1 étoile2 étoiles3 étoiles4 étoiles5 étoiles (3 votes)
Loading ... Loading ...

A la gloire des cieux

L’infini tout entier transparaît sous les voiles Que lui tissent les doigts des hivers radieux Et la forêt obscure et profonde des cieux Laisse tomber vers nous son feuillage d’étoiles. La mer ailée, avec ses flots d’ombre et de moire, Parcourt, sous les feux d’or, sa pâle immensité ; La lune est claire et ses [...]

563 vues
1 étoile2 étoiles3 étoiles4 étoiles5 étoiles (1 votes)
Loading ... Loading ...

A la gloire du vent

- Toi qui t’en vas là-bas, Par toutes les routes de la terre, Homme tenace et solitaire, Vers où vas-tu, toi qui t’en vas ? – J’aime le vent, l’air et l’espace ; Et je m’en vais sans savoir où, Avec mon coeur fervent et fou, Dans l’air qui luit et dans le vent qui [...]

568 vues
1 étoile2 étoiles3 étoiles4 étoiles5 étoiles (1 votes)
Loading ... Loading ...

A Pâques

Frère Jacques, frère Jacques, Réveille-toi de ton sommeil d’hiver Les fins taillis sont déjà verts Et nous voici au temps de Pâques, Frère Jacques. Au coin du bois morne et blêmi Où ton grand corps s’est endormi Depuis l’automne, L’aveugle et vacillant brouillard, Sur les grand-routes du hasard, S’est promené, longtemps, par les champs monotones [...]

301 vues
1 étoile2 étoiles3 étoiles4 étoiles5 étoiles (1 votes)
Loading ... Loading ...

Aprement

Le jour Ils se croisaient dans leur étable et dans leur cour, Leurs durs regards obstinément fixés à terre ; Et tous les deux, ils s’acharnaient à soigner mieux, Elle, ses porcs, et lui, ses boeufs, Depuis qu’ils se boudaient, rogues et solitaires. Ils s’épiaient du coin de l’oeil, dans leur enclos, Avec l’espoir secret [...]

377 vues
1 étoile2 étoiles3 étoiles4 étoiles5 étoiles (2 votes)
Loading ... Loading ...

Ardeur des sens, ardeur des coeurs…

Ardeur des sens, ardeur des coeurs, ardeur des âmes, Vains mots créés par ceux qui diminuent l’amour ; Soleil, tu ne distingues pas d’entre tes flammes Celles du soir, de l’aube ou du midi des jours. Tu marches aveuglé par ta propre lumière, Dans le torride azur, sous les grands cieux cintrés, Ne sachant rien, [...]

343 vues
1 étoile2 étoiles3 étoiles4 étoiles5 étoiles (1 votes)
Loading ... Loading ...

Asseyons-nous tous deux près du chemin

Asseyons-nous tous deux près du chemin, Sur le vieux banc rongé de moisissures, Et que je laisse, entre tes deux mains sûres, Longtemps s’abandonner ma main. Avec ma main qui longtemps s’abandonne A la douceur de se sentir sur tes genoux, Mon coeur aussi, mon coeur fervent et doux Semble se reposer, entre tes deux [...]

327 vues
1 étoile2 étoiles3 étoiles4 étoiles5 étoiles (1 votes)
Loading ... Loading ...

Au bord du quai

Et qu’importe d’où sont venus ceux qui s’en vont, S’ils entendent toujours un cri profond Au carrefour des doutes ! Mon corps est lourd, mon corps est las, Je veux rester, je ne peux pas ; L’âpre univers est un tissu de routes Tramé de vent et de lumière ; Mieux vaut partir, sans aboutir, [...]