Quand vous voyez, que l’étincelle Du chaste Amour sous mon aisselle Vient tous les jours à s’allumer, Ne me devez-vous bien aimer ? Quand vous me voyez toujours celle, Qui pour vous souffre, et son mal cèle, Me laissant par lui consumer, Ne me devez-vous bien aimer ? Quand vous … Lire la suite
Archives de la catégorie: GUILLET Pernette du
Qui dira ma robe fourrée
Qui dira ma robe fourrée De la belle pluie dorée Qui Daphnés enclose ébranla : Je ne sais rien moins, que cela. Qui dira qu’à plusieurs je tends Pour en avoir mon passetemps, Prenant mon plaisir çà, et là : Je ne sais rien moins, que cela. Qui dira que … Lire la suite
Sais-tu pourquoi de te voir j’eus envie
Sais-tu pourquoi de te voir j’eus envie ? C’est pour aider à l’ouvrier, qui cessa, Lors qu’assembla en me donnant la vie, Les différents, où après me laissa. Car m’ébauchant Nature s’efforça D’entendre et voir pour nouvelle ordonnance Ton haut savoir, qui m’accroît l’espérance Des Cieux promise, ainsi que je … Lire la suite
Sans connaissance aucune en mon Printemps j’étais
Sans connaissance aucune en mon Printemps j’étais : Alors aucun soupir encor point ne jetais, Libre sans liberté : car rien ne regrettais En ma vague pensée De mols et vains désirs follement dispensée. Mais Amour, tout jaloux du commun bien des Dieux, Se voulant rendre à moi, comme à … Lire la suite
Si j’aime cil, que je devrais haïr
Si j’aime cil, que je devrais haïr, Et hais celui, que je devrais aimer, L’on ne s’en doit autrement ebahir, Et ne m’en dût aucun en rien blâmer. Car de celui le bien dois estimer, Et si me fuit, comme sa non semblable : Mais de celui-ci le plaisir trop … Lire la suite
Si je n’ai pu comme voulois
Si je n’ai pu comme voulois Vous réciter au long, et dire Ce de quoi tant je me doulois, Imputez-le à mon coeur plein d’ire, Pour n’avoir pu ouïr médire. Du bien, que je dois estimer, Et pour qui on devrait maudire Tous ceux qui m’en veulent blâmer. (Rymes XXIX)
Soit que par égale puissance
Soit que par égale puissance L’affection, et le désir Débattent de la jouissance Du bien, dont se veulent saisir : Si vous voulez leur droit choisir, Vous trouverez sans fiction, Que le désir en tout plaisir Suivra toujours l’affection. (Rymes XXVII)
Un seul je hais, qui deux me fait aimer
Un seul je hais, qui deux me fait aimer Plus par pitié d’aveuglée jeunesse, Qui trouve doux ce que je trouve amer, Que par instinct d’amoureuse détresse, Laquelle toute au quatrième m’adresse, Le voyant tout en moi s’iniquiter. Par quoi, voulant envers tous m’acquitter, Contrainte suis – afin que ne … Lire la suite