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Archive for the 'JODELLE Etienne' Category

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A sa Muse

Tu sçais, o vaine Muse, o Muse solitaire Maintenant avec moy, que ton chant qui n’a rien De vulgaire, ne plaist non plus qu’un chant vulgaire. Tu sçais que plus je suis prodigue de ton bien Pour enrichir des grans l’ingrate renommée Et plus je perds le tems, ton espoir et le mien. Tu sçais [...]

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Amour vomit sur moy sa fureur et sa rage

Amour vomit sur moy sa fureur et sa rage, Ayant un jour du front son bandeau délié, Voyant que ne m’estois sous luy humilié, Et que ne luy avois encores fait hommage : Il me saisit au corps, et en cest avantage M’a les pieds et les mains garroté et lié : De l’or de [...]

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Combien de fois mes vers ont-ils doré

Combien de fois mes vers ont-ils doré Ces cheveux noirs dignes d’une Meduse ? Combien de fois ce teint noir qui m’amuse, Ay-je de lis et roses coloré ? Combien ce front de rides labouré Ay-je applani ? et quel a fait ma Muse Ce gros sourcil, où folle elle s’abuse, Ayant sur luy l’arc [...]

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Comme un qui s’est perdu dans la forest profonde

Comme un qui s’est perdu dans la forest profonde Loing de chemin, d’orée et d’adresse, et de gens : Comme un qui en la mer grosse d’horribles vens, Se voit presque engloutir des grans vagues de l’onde : Comme un qui erre aux champs, lors que la nuict au monde Ravit toute clarté, j’avois perdu [...]

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De quel soleil, Diane, empruntes-tu tes traits

De quel soleil, Diane, empruntes-tu tes traits, La flamme, la clarté de ta face divine ? Le haut Amour, grand feu du monde où il domine, Luit sur toi, puis sur nous luire ainsi tu te fais. Pour toi les beaux pensers, les paroles, les faits Il crée en nous par toi, ni jamais trop [...]

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Des astres, des forêts, et d’Achéron l’honneur

Des astres, des forêts, et d’Achéron l’honneur, Diane au monde haut, moyen et bas préside, Et ses chevaux, ses chiens, ses Euménides guide, Pour éclairer, chasser, donner mort et horreur. Tel est le lustre grand, la chasse et la frayeur Qu’on sent sous ta beauté claire, prompte, homicide, Que le haut Jupiter, Phébus, et Pluton [...]

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Dès que ce Dieu soubs qui la lourde masse

Dès que ce Dieu soubs qui la lourde masse, De ce grand Tout brouillé s’écartela, Les cieux plus hauts clairement étoila, Et d’animaulx remplit la terre basse : Et dès que l’homme au portrait de sa face Heureusement sur la terre il moula, Duquel l’esprit presqu’au sien égala, Heurant ainsi sa prochaine race : Helas [...]

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Des trois sortes d’aimer la première exprimée

Des trois sortes d’aimer la première exprimée En ceci c’est l’instinct, qui peut le plus mouvoir L’homme envers l’homme, alors que d’un hautain devoir La propre vie est moins qu’une autre vie aimée. L’autre moindre, et plus fort toutefois enflammée, C’est l’amour que peut plus l’homme à la femme avoir. La tierce c’est la nôtre, [...]