Niobé, tes enfants jadis furent heureux D’avoir été changés en rochers et en pierre, Avant que la beauté qui me livre la guerre Eût fait voir en naissant des effets amoureux. Car, depuis que ses yeux, ces astres rigoureux, Eurent de feux, d’attraits, rempli l’air et la terre, Il n’est … Lire la suite
Archives de la catégorie: LA ROQUE Siméon-Guillaume de
Ô misérable vie ! ici bas agitée
Ô misérable vie ! ici bas agitée Comme sont les vaisseaux errant dessus les flots, Sujette au trait fatal de la fière Atropos, Des lâches ignorants si chère et souhaitée. Un chacun se propose en son âme flattée De posséder son bien, d’en jouir en repos, Mais leur espoir s’enfuit … Lire la suite
Ô toi qui fais séjour, orgueilleuse Sirène
Ô toi qui fais séjour, orgueilleuse Sirène, Sur l’océan des pleurs des plus fermes amants, Qui fais briser ma nef sur des rochers d’aimant Où mon espoir flatteur me conduit et me mène, Hé ! verrai-je sans fin une espérance vaine Tromper mes tristes jours qui se vont consommant, Ne … Lire la suite
Obscur vallon, montagne sourcilleuse
Obscur vallon, montagne sourcilleuse Qui vers Phoebus tient opposé le dos, Nuit solitaire, hôtesse du repos, Démons voisins de l’onde stygieuse, Rocher pierreux, et vous caverne hideuse Où les lions et les ours sont enclos, Hiboux, corbeaux, augures d’Atropos, Le seul objet d’une âme malheureuse, Triste désert du monde abandonné, … Lire la suite
Ode à la nuit
Ô Nuit plaisante et sereine, Viens découvrir à nos yeux Ton beau char qui se pourmène Par les campagnes des cieux. Sors de ta caverne obscure Dans le saphir éclatant, Pendant qu’en cette verdure Je vais ton los racontant. Rallume ta clarté sainte, Que le grand Soleil jaloux Avait par … Lire la suite
Or que la nuit et le silence
Or que la nuit et le silence Donnent place à la violence Des tristes accents de ma voix, Sortez, mes plaintes désolées, Étonnez parmi ces vallées Les eaux, les rochers et les bois ! Je viens sous la fraîcheur de l’ombre Pour augmenter l’amoureux nombre De ceux que j’y vois … Lire la suite
Parmi ces monts où séjourne l’ombrage
Parmi ces monts où séjourne l’ombrage, L’asil’ n’est point d’antre ni de rocher, Où jour et nuit ne me vaise chercher La mort pour fin de l’amour qui m’outrage. Il n’est aussi ni ruisseau ni bocage. Arbres ni fleurs que je puisse approcher, Qui de mon mal ne se laisse … Lire la suite
Plainte
Puisque l’absence me retire En ce désert où je soupire L’amour qui me rend furieux, Puisque le sort me porte envie, Je veux faire écouler ma vie Par les fontaines de mes yeux. Puisqu’un autre à mon bien succède, Puisque mon mal est sans remède, L’espoir doit être supprimé. Puisqu’en … Lire la suite