Puisqu’à si beau Soleil j’ai mon aile étendue, Plus mon désir me pousse et m’élève là-haut, Plus je perds mon séjour, plus mon désir est chaud, Je méprise la terre et surmonte la nue. Je ne crains le malheur ni la perte connue Du jeune audacieux, ni son funèbre saut … Lire la suite
Archives de la catégorie: LA ROQUE Siméon-Guillaume de
Puisque je reconnais que le ciel détermine
Puisque je reconnais que le ciel détermine Que je languisse encor en la captivité, Je me tiens bienheureux qu’une telle beauté Me cause en la servant le bien ou la ruine, Ainsi que j’aperçois que ma raison encline A rendre à vos beaux yeux toute ma liberté. Enfin il ne … Lire la suite
Puisque mon espérance est à l’extrémité
Puisque mon espérance est à l’extrémité, Triste et cruelle fin de vous tant désirée, Puisque vous me voyez par votre cruauté N’être plus qu’une cendre au tombeau préparée, Ressemblez cette reine et son coeur indompté, Qui de son cher mari but la cendre honorée. Faite ainsi de la mienne, ô … Lire la suite
Puissante déité, redoutable Inconstance
Puissante déité, redoutable Inconstance, Qui par tout l’Univers dissout nos liaisons, Fille unique du Temps, reine des horizons, Qui même des rochers brave la résistance, Enfin le grand Soleil aime ton inconstance, Et se plaît de la suivre en diverses maisons, Comme l’an à courir par ses quatre saisons, Mesurant … Lire la suite
Quand je veux mesurer votre auguste hautesse
Quand je veux mesurer votre auguste hautesse A l’état abaissé de mon coeur langoureux, Je me plains de l’amour, ce tyran rigoureux, Qui par si haut objet abusa ma jeunesse, D’autant que le penser qui m’élève sans cesse Presque ne peut atteindre à cet astre amoureux, Tant que hors d’espérance, … Lire la suite
Sentir d’un feu brûlant l’extrême violence
Sentir d’un feu brûlant l’extrême violence Sans qu’une mer de pleurs le puisse modérer, Plus on souffre de mal pouvoir moins soupirer, Et celer dans le coeur ce qui plus vous offense. Mourir près d’un sujet, languir en son absence, Tantôt rougir, pâlir, craindre et désespérer, Et voir un autre … Lire la suite
Sous les ombres du bois, au bord d’une fontaine
Sous les ombres du bois, au bord d’une fontaine, Passant et ma tristesse et la chaleur des jours, Je trouvai la beauté cause de mes amours Qui me fit dans le coeur une plaie inhumaine. Par ce prompt accident, je vois ma mort prochaine, Je vois ma mort prochaine, éloigné … Lire la suite
Stances
Un amant qui poursuit les beaux yeux d’une dame, Et qui les a choisis pour miroir de son âme, Qui trompe son esprit aux rais de tel flambeau, S’encourt hâtivement à son heure dernière, Comme celui qui suit d’un ardant la lumière Qui le conduit au fleuve où il fait … Lire la suite