Je suis en même temps et de glace et de flamme, La crainte et le désir accompagnent mes pas, Ma peine a ses plaisirs, mon mal a ses appas Et ma propre douleur me tient lieu de dictame. En cet étrange état où souvent je me pâme, J’ignore également la … Lire la suite
Archives de la catégorie: MALLEVILLE Claude
Cloris dont la présence à mes yeux est si chère
Cloris dont la présence à mes yeux est si chère Et dont l’éloignement est si rude à mon coeur, Mon sort est si cruel qu’il n’est point de rigueur Dont la mer contre moi n’ait montré sa colère. Mes yeux pour quelque temps perdirent la lumière, La faiblesse me prit, … Lire la suite
Imitation du Cavalier Marin
Que Parténice est belle, encor qu’elle soit noire ! C’est le plus digne objet où s’adressent nos voeux ; A l’ébène éclatant qui luit en ses cheveux, L’or, et l’ambre ont cédé l’honneur de la victoire. Quelle si blanche main, ou d’albâtre ou d’ivoire , De ses liens si noirs … Lire la suite
L’étoile de Vénus si brillante et si belle
L’étoile de Vénus si brillante et si belle, Annonçait à nos yeux la naissance du jour, Zéphire embrassait Flore, et soupirant d’amour, Baisait de son beau sein la fraîcheur éternelle. L’Aurore allait chassant les ombres devant elle, Et peignait d’incarnat le céleste séjour, Et l’astre souverain revenant à son tour, … Lire la suite
La belle matineuse
Le silence régnait sur la terre et sur l’onde, L’air devenait serein et l’Olympe vermeil, Et l’amoureux Zéphire affranchi du sommeil Ressuscitait les fleurs d’une haleine féconde. L’Aurore déployait l’or de sa tresse blonde, Et semait de rubis le chemin du Soleil ; Enfin ce dieu venait au plus grand … Lire la suite
Le silence régnait sur la terre et sur l’onde
Le silence régnait sur la terre et sur l’onde, L’air devenait serein et l’Olympe vermeil, Et l’amoureux Zéphir affranchi du sommeil Ressuscitait les fleurs d’une haleine féconde. L’Aurore déployait l’or de sa tresse blonde Et semait de rubis le chemin du Soleil ; Enfin ce dieu venait au plus grand … Lire la suite
Philis, les yeux en pleurs et le coeur en tristesse
Philis, les yeux en pleurs et le coeur en tristesse, Implore le secours de notre charité Et ne brille pas moins au fort de sa détresse Qu’un astre qui reluit parmi l’obscurité. Sa seule nudité découvre sa richesse. Plus on voit de son corps, plus on voit de beauté, Sa … Lire la suite
Quand Philis chaque jour inventait quelque outrage
Quand Philis chaque jour inventait quelque outrage Pour troubler mes désirs et mon contentement, Il semblait qu’à l’envi d’un si rude tourment Mon amour augmentait sa fureur et sa rage. Maintenant que le ciel a calmé cet orage, Qu’elle brûle pour moi d’un vif embrasement, Les visibles ardeurs de son … Lire la suite