Et la mer et l’amour ont l’amer pour partage, Et la mer est amère, et l’amour est amer, L’on s’abîme en l’amour aussi bien qu’en la mer, Car la mer et l’amour ne sont point sans orage. Celui qui craint les eaux, qu’il demeure au rivage, Celui qui craint les maux qu’on souffre pour aimer, [...]
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293 vues 304 vuesConclusion des beautés d’Amaranthe
Alors que j’ai chanté par un vers précieux Cette divine bouche où Piton se repose, Que j’ai doré les fers où mon âme est enclose, Et qu’après j’ai fait luire un soleil dans ses yeux, J’ai fait flotter Pactole avecque ses cheveux, J’ai fait rire la perle, et soupirer la rose : Mon pinceau poursuivait, [...]
Discrétion
Vous avez menti, ma mémoire, Je n’en fus jamais possesseur, Jamais Philis ne m’a fait boire Ce que l’amour a de douceur. Ma Philis, vous ai-je baisée ? Ne m’en faites point souvenir, Car je commande à ma pensée De ne m’en pas entretenir. Ô solitude ma fidèle, Si je vous ai parlé jamais Que [...]
Et la mer et l’amour ont l’amer pour partage
Et la mer et l’amour ont l’amer pour partage, Et la mer est amère, et l’amour est amer, L’on s’abîme en l’amour aussi bien qu’en la mer, Car la mer et l’amour ne sont point sans orage. Celui qui craint les eaux qu’il demeure au rivage, Celui qui craint les maux qu’on souffre pour aimer, [...]
Je disais l’autre jour…
Je disais l’autre jour ma peine et ma tristesse Sur le bord sablonneux d’un ruisseau dont le cours Murmurant s’accordait au langoureux discours Que je faisais assis proche de ma maîtresse. L’occasion lui fit trouver une finesse : Silvandre, me dit-elle, objet de mes amours, Afin de t’assurer que j’aimerai toujours, Ma main dessus cette [...]
L’amour de mes pensers…
L’amour de mes pensers, comme de son pinceau, Vous peint à mon esprit, si je clos ma paupière, Je vous vois en dormant, si je suis sans lumière, Pour m’éclairer de nuit vous êtes mon flambeau. Si je suis sur la terre, ou si je suis sur l’eau, Vous me suivez sur terre, et dessus [...]
L’anatomie de l’oeil
L’oeil est dans un château que ceignent les frontières De ce petit vallon clos de deux boulevards, Il a pour pont-levis les mouvantes paupières, Le cil pour garde-corps, les sourcils pour remparts. Il comprend trois humeurs, l’aqueuse, la vitrée, Et celle de cristal qui nage entre les deux, Mais ce corps délicat ne peut souffrir [...]
L’Iris
Les rayons du soleil se dardent sur l’enflure D’un nuage opposé qui, rosoyant d’humeur, Nous fera bientôt voir de l’Iris la voûture, Peignant notre horizon de sa cambre lueur. Ah ! la voici déjà, sa céleste présence En bigarrant le ciel enfante divers ronds Et découvre au soleil l’émail de sa naissance, Qu’il a formé [...]


