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Archive for the 'SPONDE Jean de' Category

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Et quel bien de la Mort ? où la vermine ronge

Et quel bien de la Mort ? où la vermine ronge Tous ces nerfs, tous ces os ; où l’Ame se depart De ceste orde charongne, et se tient à l’escart, Et laisse un souvenir de nous comme d’un songe ? Ce corps, qui dans la vie en ses grandeurs se plonge, Si soudain dans [...]

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Ha ! que j’en voy bien peu songer à ceste mort

Ha ! que j’en voy bien peu songer à ceste mort Et si chacun la cerche aux dangers de la guerre ! Tantost dessus la Mer, tantost dessus la Terre, Mais las ! dans son oubli tout le monde s’endort. De la Mer, on s’attend à ressurgir au Port, Sur la Terre, aux effrois dont [...]

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Helas ! contez vos jours : les jours qui sont passez

Helas ! contez vos jours : les jours qui sont passez Sont desja morts pour vous, ceux qui viennent encore Mourront tous sur le point de leur naissante Aurore, Et moitié de la vie est moitié du decez. Ces desirs orgueilleux pesle mesle entassez, Ce coeur outrecuidé que vostre bras implore, Cest indomptable bras que [...]

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Il est vrai, mon amour était sujet au change

Il est vrai, mon amour était sujet au change, Avant que j’eusse appris d’aimer solidement, Mais si je n’eusse vu cet astre consumant, Je n’aurais point encor acquis cette louange. Ore je vois combien c’est une humeur étrange De vivre, mais mourir, parmi le changement, Et que l’amour lui-même en gronde tellement Qu’il est certain [...]

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Je contemplais un jour le dormant de ce fleuve

Je contemplais un jour le dormant de ce fleuve Qui traîne lentement les ondes dans la mer, Sans que les Aquilons le fassent écumer Ni bondir, ravageur, sur les bords qu’il abreuve. Et contemplant le cours de ces maux que j’épreuve, Ce fleuve, dis-je alors, ne sait que c’est d’aimer ; Si quelque flamme eût [...]

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Je meurs, et les soucis qui sortent du martyre

Je meurs, et les soucis qui sortent du martyre Que me donne l’absence, et les jours, et les nuits Font tant qu’à tous moments je ne sais que je suis, Si j’empire du tout ou bien si je respire ; Un chagrin survenant mille chagrins m’attire Et me croyant aider moi-même je me nuis, L’infini [...]

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Je sens dedans mon âme une guerre civile

Je sens dedans mon âme une guerre civile, D’un parti ma raison, mes sens d’autre parti, Dont le brûlant discord ne peut être amorti Tant chacun son tranchant l’un contre l’autre affile. Mais mes sens sont armés d’un verre si fragile Que si le coeur bientôt ne s’en est départi Tout l’heur vers ma raison [...]

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Les vents grondaient en l’air, les plus sombres nuages

Les vents grondaient en l’air, les plus sombres nuages Nous dérobaient le jour pêle-mêle entassés, Les abîmes d’enfer étaient au ciel poussés, La mer s’enflait des monts, et le monde d’orages ; Quand je vis qu’un oiseau délaissant nos rivages S’envole au beau milieu de ces flots courroucés, Y pose de son nid les fétus [...]