Oui, sans peine, au travers des sophismes de Claude, Arnauld, des novateurs tu découvres la fraude, Et romps de leurs erreurs les filets captieux : ais que sert que ta main leur dessille les yeux, Si toujours dans leur âme une pudeur rebelle, Près d’embrasser l’Eglise, au prêche les rappelle … Lire la suite
Archives de la catégorie: BOILEAU Nicolas
A M. de Molière
Rare et fameux esprit, dont la fertile veine Ignore en écrivant le travail et la peine ; Pour qui tient Apollon tous ses trésors ouverts, Et qui sais à quel coin se marquent les bons vers : Dans les combats d’esprit savant maître d’escrime, Enseigne-moi, Molière, où tu trouves la … Lire la suite
A M. l’abbé Des Roches
A quoi bon réveiller mes muses endormies, Pour tracer aux auteurs des règles ennemies ? Penses-tu qu’aucun d’eux veuille subir mes lois, Ni suivre une raison qui parle par ma voix ? O le plaisant docteur, qui, sur les pas d’Horace, Vient prêcher, diront-ils, la réforme au Parnasse. Nos écrits … Lire la suite
A M. l’abbé Le Vayer
D’où vient, cher Le Vayer, que l’homme le moins sage Croit toujours seul avoir la sagesse en partage, Et qu’il n’est point de fou, qui, par belles raisons, Ne loge son voisin aux Petites-Maisons ? Un pédant enivré de sa vaine science, Tout hérissé de grec, tout bouffi d’arrogance, Et … Lire la suite
A M. le marquis de Dangeau
La noblesse, Dangeau, n’est pas une chimère, Quand, sous l’étroite loi d’une vertu sévère, Un homme issu d’un sang fécond en demi-dieux, Suit, comme toi, la trace où marchaient ses aïeux. ais je ne puis souffrir qu’un fat, dont la mollesse N’a rien pour s’appuyer qu’une vaine noblesse, Se pare … Lire la suite
A M. Racine
Que tu sais bien, Racine, à l’aide d’un acteur, Emouvoir, étonner, ravir un spectateur ! Jamais Iphigénie en Aulide immolée N’a coûté tant de pleurs à la Grèce assemblée, Que dans l’heureux spectacle à nos yeux étalé En a fait sous son nom verser la Champmeslé. Ne crois pas toutefois, … Lire la suite
À mon jardinier
Laborieux valet du plus commode maître Qui pour te rendre heureux ici-bas pouvait naître, Antoine, gouverneur de mon jardin d’Auteuil, Qui diriges chez moi l’if et le chèvrefeuil, Et sur mes espaliers, industrieux génie, Sais si bien exercer l’art de La Quintinie ; Ô ! que de mon esprit triste … Lire la suite
Air
Voici les lieux charmants où mon âme ravie Passait à contempler Silvie Les tranquilles moments si doucement perdus. Que je l’aimais alors ! Que je la trouvais belle ! Mon coeur, vous soupirez au nom de l’Infidèle : Avez-vous oublié que vous ne l’aimez plus ? C’est ici que souvent, … Lire la suite