Je chante les Héros dont Esope est le Père, Troupe de qui l’Histoire, encor que mensongère, Contient des vérités qui servent de leçons. Tout parle en mon Ouvrage, et même les Poissons : Ce qu’ils disent s’adresse à tous tant que nous sommes. Je me sers d’Animaux pour instruire les … Lire la suite
Archives de la catégorie: LA FONTAINE Jean de
Conseil tenu par les Rats
Un Chat, nommé Rodilardus Faisait des Rats telle déconfiture Que l’on n’en voyait presque plus, Tant il en avait mis dedans la sépulture. Le peu qu’il en restait, n’osant quitter son trou, Ne trouvait à manger que le quart de son sou, Et Rodilard passait, chez la gent misérable, Non … Lire la suite
Contre ceux qui ont le goût difficile
Quand j’aurais en naissant reçu de Calliope Les dons qu’à ses Amants cette Muse a promis, Je les consacrerais aux mensonges d’Esope : Le mensonge et les vers de tout temps sont amis. Mais je ne me crois pas si chéri du Parnasse Que de savoir orner toutes ces fictions. … Lire la suite
Démocrite et les Abdéritains
Que j’ai toujours haï les pensers du vulgaire ! Qu’il me semble profane, injuste, et téméraire ; Mettant de faux milieux entre la chose et lui, Et mesurant par soi ce qu’il voit en autrui ! Le maître d’Epicure en fit l’apprentissage. Son pays le crut fou : Petits esprits … Lire la suite
Discours à Madame de La Sablière
Désormais que ma Muse, aussi bien que mes jours, Touche de son déclin l’inévitable cours, Et que de ma raison le flambeau va s’éteindre, Irai-je en consumer les restes à me plaindre, Et, prodigue d’un temps par la Parque attendu, Le perdre à regretter celui que j’ai perdu ? Si … Lire la suite
Élégie aux Nymphes de Vaux
Pour M. Fouquet Remplissez l’air de cris en vos grottes profondes ; Pleurez, Nymphes de Vaux, faites croître vos ondes, Et que l’Anqueuil enflé ravage les trésors Dont les regards de Flore ont embelli ses bords On ne blâmera point vos larmes innocentes ; Vous pouvez donner cours à vos … Lire la suite
Élégie cinquième
J’avais cru jusqu’ici bien connaître l’amour : Je me trompais, Clymène ; et ce n’est que d’un jour Que je sais à quel point peuvent monter ses peines. Non pas qu’ayant brûlé pour beaucoup d’inhumaines, Un esclavage dur ne m’ait assujetti ; Mais je compte pour rien tout ce que … Lire la suite
Élégie deuxième
Amour, que t’ai-je fait ? dis-moi quel est mon crime : D’où vient que je te sers tous les jours de victime ? Qui t’oblige à m’offrir encor de nouveaux fers ? N’es-tu point satisfait des maux que j’ai soufferts ? Considère, cruel, quel nombre d’inhumaines Se vante de m’avoir … Lire la suite