Damon, ce grand auteur, dont la muse fertile Amusa si longtemps et la cour et la ville, Mais qui, n’étant vêtu que de simple bureau, Passe l’été sans linge et l’hiver sans manteau ; Et de qui le corps sec et la mine affamée N’en sont pas mieux refait pour … Lire la suite
Archives de la catégorie: XVIIème
Discours au roi
Jeune et vaillant héros, dont la haute sagesse N’est point le fruit tardif d’une lente vieillesse, Et qui seul, sans ministre, à l’exemple des dieux, Soutiens tout par toi-même, et vois tout par tes yeux, GRAND ROI, si jusqu’ici, par un trait de prudence, J’ai demeuré pour toi dans un … Lire la suite
Epitaphe
Au pied de cet autel de structure grossière Gît sans pompe, enfermé dans une vile bière, Le plus savant mortel qui jamais ait écrit ; Arnauld, qui, sur la grâce instruit par Jésus-Christ, Combattant pour l’Eglise, a, dans l’Eglise même, Souffert plus d’un outrage et plus d’un anathème. Plein de … Lire la suite
Il est certains esprits…
I1 est certains esprits dont les sombres pensées Sont d’un nuage épais toujours embarrassées ; Le jour de la raison ne le saurait percer. Avant donc que d’écrire, apprenez à penser. Selon que notre idée est plus ou moins obscure, L’expression la suit, ou moins nette, ou plus pure. Ce … Lire la suite
Les embarras de Paris
Qui frappe l’air, bon Dieu ! de ces lugubres cris ? Est-ce donc pour veiller qu’on se couche à Paris ? Et quel fâcheux démon, durant les nuits entières, Rassemble ici les chats de toutes les gouttières ? J’ai beau sauter du lit, plein de trouble et d’effroi, Je pense … Lire la suite
Rien n’est beau que le vrai…
… Rien n’est beau que le vrai : le vrai seul est aimable ; Il doit régner partout, et même dans la fable : De toute fiction l’adroite fausseté Ne tend qu’à faire aux yeux briller la vérité. Sais-tu pourquoi mes vers sont lus dans les provinces, Sont recherchés du … Lire la suite
Tout doit tendre au bon sens…
Tout doit tendre au bon sens : mais, pour y parvenir, Le chemin est glissant et pénible à tenir ; Pour peu qu’on s’en écarte, aussitôt l’on se noie. La raison pour marcher n’a souvent qu’une voie. Un auteur quelquefois trop plein de son objet Jamais sans l’épuiser n’abandonne un … Lire la suite
De l’efficace des clartés divines
De l’efficace des clartés divines et de la faiblesse des nôtres Je ne suis rien, mon Dieu, je ne suis que ténèbres, Si vos vives splendeurs ne conduisent mes pas, Ou du moins mes clartés sont des torches funèbres, Dont la triste lumière éclaire mon trépas. Quand de vos vifs … Lire la suite