À de vagues desseins l’homme est toujours en proie, Son instabilité ne meurt qu’avecque lui, Et nous voyons, Seigneur, que sa plus douce joie Dégénère souvent en son plus grand ennui. Bien que vers son bonheur constamment il s’empresse, Bien qu’en ce seul objet il mette ses plaisirs, Comme c’est … Lire la suite
Archives de la catégorie: XVIIème
De quelle manière le péché anéantit l’homme
et de la résistance que la Grâce trouve en lui (Fragment) » Vien vien, me dites-vous, appaiser ma colere, Change en respect tous tes mépris, J’ai toûjours de l’amour, et je suis toûjours Pere Ne veux-tu plus estre mon fils ? Si tu n’aimes un Pere, au moins redoute un … Lire la suite
Description chimérique d’un être de raison…
DESCRIPTION CHIMÉRIQUE D’UN ÊTRE DE RAISON, FABRIQUÉ DE PIÈCES RAPPORTÉES, HABILLÉ D’UNE ÉTOFFE A DOUBLE SENS, LEQUEL FUT CONSTRUIT PAR UNE ASSEMBLÉE D’ÉQUIVOQUES,ASSISTÉES DU GÉNIE BURLESQUE (1713) Il a un corps de garde, Des membres de période, Une tête d’Armée, Une face de théâtre, Des traits d’arbalète, Le front d’un … Lire la suite
A Ninon de Lenclos
Depuis le siècle de Pépin Jusques à celui de la Fronde On n’a rien vu de si poupin Que cette belle vagabonde Elle est aussi droite qu’un pieu Plus pénétrante qu’une sonde Plus savante qu’un Calepin Et va la nuit comme une ronde. Elle est douce comme un mouton Dort … Lire la suite
A la Marquise
Marquise, si mon visage A quelques traits un peu vieux, Souvenez-vous qu’à mon âge Vous ne vaudrez guère mieux. Le temps aux plus belles choses Se plaît à faire un affront, Et saura faner vos roses Comme il a ridé mon front. Le même cours des planètes Règle nos jours … Lire la suite
Au Roy
Est-il vrai, grand Monarque, et puis-je me vanter Que tu prennes plaisir à me ressusciter ; Qu’au bout de quarante ans Cinna, Pompée, Horace, Reviennent à la mode et retrouvent leur place, Et que l’heureux brillant de mes jeunes rivaux N’ôte point leur vieux lustre à mes premiers travaux ? … Lire la suite
Chanson
Si je perds bien des maîtresses, J’en fais encor plus souvent, Et mes voeux et mes promesses Ne sont que feintes caresses, Et mes voeux et mes promesses Ne sont jamais que du vent. Quand je vois un beau visage, Soudain je me fais de feu, Mais longtemps lui faire … Lire la suite
Epitaphe sur la mort de damoiselle Elisabeth Ranquet
Ne verse point de pleurs sur cette sépulture, Passant ; ce lit funèbre est un lit précieux, Où gît d’un corps tout pur la cendre toute pure ; Mais le zèle du coeur vit encore en ces lieux. Avant que de payer le droit de la nature, Son âme, s’élevant … Lire la suite