De l’inconstance humaine

À de vagues desseins l’homme est toujours en proie, Son instabilité ne meurt qu’avecque lui, Et nous voyons, Seigneur, que sa plus douce joie Dégénère souvent en son plus grand ennui. Bien que vers son bonheur constamment il s’empresse, Bien qu’en ce seul objet il mette ses plaisirs, Comme c’est … Lire la suite

A Ninon de Lenclos

Depuis le siècle de Pépin Jusques à celui de la Fronde On n’a rien vu de si poupin Que cette belle vagabonde Elle est aussi droite qu’un pieu Plus pénétrante qu’une sonde Plus savante qu’un Calepin Et va la nuit comme une ronde. Elle est douce comme un mouton Dort … Lire la suite

A la Marquise

Marquise, si mon visage A quelques traits un peu vieux, Souvenez-vous qu’à mon âge Vous ne vaudrez guère mieux. Le temps aux plus belles choses Se plaît à faire un affront, Et saura faner vos roses Comme il a ridé mon front. Le même cours des planètes Règle nos jours … Lire la suite

Au Roy

Est-il vrai, grand Monarque, et puis-je me vanter Que tu prennes plaisir à me ressusciter ; Qu’au bout de quarante ans Cinna, Pompée, Horace, Reviennent à la mode et retrouvent leur place, Et que l’heureux brillant de mes jeunes rivaux N’ôte point leur vieux lustre à mes premiers travaux ? … Lire la suite

Chanson

Si je perds bien des maîtresses, J’en fais encor plus souvent, Et mes voeux et mes promesses Ne sont que feintes caresses, Et mes voeux et mes promesses Ne sont jamais que du vent. Quand je vois un beau visage, Soudain je me fais de feu, Mais longtemps lui faire … Lire la suite