Autrefois le soc et l’épée Se rencontrèrent dans les champs ; De sa noblesse, elle, tout occupée, Ne semblait pas apercevoir les gens. Le soc donne un salut, sans que l’autre le rende. Pourquoi, dit-il, cette fierté ? – L’ignores-tu ? belle demande ! Tu n’es qu’un roturier ; je … Lire la suite
Archives de la catégorie: XVIIème
A des cimetières
Séjour mélancolique, où les ombres dolentes Se plaignent chaque nuit de leur adversité Et murmurent toujours de la nécessité Qui les contraint d’errer par les tombes relantes, Ossements entassés, et vous, pierres parlantes Qui conservez les noms à la postérité, Représentant la vie et sa fragilité Pour censurer l’orgueil des … Lire la suite
Aux conquérants ambitieux
Vous que l’ambition dispose à des efforts Que n’oserait tenter un courage vulgaire Et qui vous conduiriez jusqu’au séjour des morts Afin d’y rencontrer de quoi vous satisfaire. Voulez-vous butiner de plus riches trésors Que n’en ont tous les lieux que le soleil éclaire ? Sans courir l’océan ni ravager … Lire la suite
C’est fait de mes Destins…
C’est fait de mes Destins ; je commence à sentir Les incommodités que la vieillesse apporte. Déjà la pâle mort, pour me faire partir, D’un pied sec et tremblant vient frapper à ma porte. Ainsi que le soleil sur la fin de son cours Paraît plutôt tomber que descendre dans … Lire la suite
Consolation à Idalie sur la mort d’un parent
Puisque votre Parent ne s’est peu dispensé De servir de victime au Démon de la guerre : C’est, ô belle Idalie, une erreur de penser Que les plus beaux Lauriers soient exempts du tonnerre. Si la Mort connaissait le prix de la valeur Ou se laissait surprendre aux plus aimables … Lire la suite
Inquiétudes
D’où vient qu’un penser indiscret M’entretient toujours en secret D’un sujet qui m’est si contraire, Et convaincu de trahison Ne saurait jamais se distraire De me présenter du poison ? Quel doux et cruel mouvement Veut rendre ainsi de mon tourment Mes volontés mêmes complices ? Et flattant de nouveaux … Lire la suite
Jalousie
Telle qu’était Diane, alors qu’imprudemment L’infortuné chasseur la voyait toute nue, Telle dedans un bain Clorinde s’est tenue, N’ayant le corps vêtu que d’un moite élément. Quelque dieu dans ces eaux caché secrètement A vu tous les appas dont la belle est pourvue, Mais s’il n’en avait eu seulement que … Lire la suite
L’ambition tancée
Aux rayons du soleil, le paon audacieux, Cet avril animé, ce firmament volage, Étale avec orgueil en son riche plumage Et les fleurs du printemps, et les astres des cieux. Mais comme il fait le vain sous cet arc gracieux Qui nous forme d’Iris une nouvelle image, Il rabat tout … Lire la suite