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Archive for the 'VION D’ALIBRAY Charles' Category

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Aime, si tu le veux, je ne l’empesche pas

Aime, si tu le veux, je ne l’empesche pas, Mais aime pour le moins en homme de courage ; N’asservis point ton coeur sous un vil esclavage, Et ne demande point chaque jour le trépas. La tempeste ne bruit que parmy les lieux bas, Les monts voisins du Ciel sont pardessus l’orage ; Quand tu [...]

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Cleon, depuis le temps que tu perdis ton pere

Cleon, depuis le temps que tu perdis ton pere, Tu vivois avec nous, comme l’un d’entre nous, On ne t’en a point veu d’une humeur plus austere, On ne t’en a point veu d’un visage moins doux. Quand l’heure du disner te retiroit d’affaire Ainsi que tu soulois, tu beuvois treize coups, Et quand tu [...]

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J’ay fait des vers toute ma vie

J’ay fait des vers toute ma vie Et j’ay toute ma vie aimé ; Ma pauvre veine en est tarie, Et mon coeur en est consumé. J’estois glorieux de te suivre, Pere du sçavoir et du jour, Et croiois aussi que l’Amour Me feroit heureusement vivre. Maintenant près de mes vieux ans J’ay mille repentirs [...]

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Je ne t’impute point l’amour que je te porte

Je ne t’impute point l’amour que je te porte, D’un objet tout divin mes sens y sont forcez, Je sçay ce que tu vaux, Phyllis, et c’est assez, Et je sçay ce que c’est d’un Amant de ma sorte. N’apprehende donc point qu’un vain desir m’emporte, Ny que je vueille voir mes maux recompensez ; [...]

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Je ne vay point aux coups exposer ma bedaine

Je ne vay point aux coups exposer ma bedaine Moy qui ne suis connu n’y d’Armand ni du Roy ; Je veux sçavoir combien un poltron comme moy Peut vivre n’estant point Soldat ny Capitaine. Je mourrois, s’il falloit qu’au milieu d’une plaine Je fusse estropié de ce bras dont je boy ; Ne me [...]

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Maintenant qu’un air doux nous ramene un beau Jour

Maintenant qu’un air doux nous ramene un beau Jour, Considere, Phyllis, cette Saison nouvelle, Comme elle rit au Ciel, et luy parle d’amour, C’est parce qu’elle est jeune, et parce qu’elle est belle. Cette fleur qui blanchit les arbres d’alentour, Ce n’est pas une fleur qui doive estre éternelle Desja dedans son sein la terre [...]

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Songe, songe Mortel, que tu n’es rien que cendre

Songe, songe Mortel, que tu n’es rien que cendre Et l’asseuré butin d’un funeste cercueil, Porte haut tes desseins, porte haut ton orgueil, Au gouffre du neant il te faudra descendre. Qu’est enfin un Cesar, et qu’est un Alexandre Dont les armes ont mis tant de peuples en dueil ? Ils sont où les grandeurs [...]

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Tirsis, laisse parler le vulgaire insensé

Tirsis, laisse parler le vulgaire insensé Et n’ecoute jamais sinon ta conscience, Chez elle seulement est le siege dressé Qui doit te condamner ou prendre ta deffense, Le plus beau de tes ans s’en va tantost passé, Et tu n’as pas de vivre encore la science ; Ton esprit hors de soy se trouve balancé [...]