Sous ce champêtre monument Repose une fille encor chère ; Elle n’a vécu qu’un moment : Plaignez sa mère.
Archives de la catégorie: MILLEVOYE Charles-Hubert
Epitaphe de ***
Ici dort une amante à son amant ravie : Le Ciel vers lui la rappela. Grâces, vertus, jeunesse, et mon coeur, et ma vie, Tout est là.
La chute des feuilles
De la dépouille de nos bois L’automne avait jonché la terre ; Le bocage était sans mystère, Le rossignol était sans voix. Triste, et mourant à son aurore, Un jeune malade, à pas lents, Parcourait une fois encore Le bois cher à ses premiers ans : » Bois que j’aime … Lire la suite
Le poète mourant
Le poète chantait : de sa lampe fidèle S’éteignaient par degrés les rayons pâlissants ; Et lui, prêt à mourir comme elle, Exhalait ces tristes accents : » La fleur de ma vie est fanée ; Il fut rapide, mon destin ! De mon orageuse journée Le soir toucha presque … Lire la suite
Les J’ai vu
de la promenade de Longchamp J’ai vu cette brillante fête, Fête des grâces, des amours, Que trois mois d’avance on apprête, Et dont on s’occupe trois jours. J’ai vu la beauté sous les armes, Rassemblant tous ses traits vainqueurs, Doubler le pouvoir de ses charmes Pour venir assiéger les coeurs. … Lire la suite