Dans un nouveau parentage, Te souviendras-tu de moi ? Ah ! je te laisse pour gage Mon serment, mon coeur, ma foi. Me reviendras-tu fidelle ? Seras-tu toujours mon Berger ? Quelque destin qui m’appelle, Mon coeur ne saurait changer. Ah ! sois-moi toujours fidelle ! Je serai toujours ton berger.
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288 vues 376 vuesLe verger de Mme de Warens
Verger cher à mon coeur, séjour de l’innocence, Honneur des plus beaux jours que le ciel me dispense. Solitude charmante, Asile de la paix ; Puissé-je, heureux verger, ne vous quitter jamais. Ô jours délicieux coulés sous vos ombrages ! De Philomèle en pleurs les languissants ramages, D’un ruisseau fugitif le murmure flatteur, Excitent dans [...]
Les consolations des misères de ma vie
(extrait, V) Ruisseau qui baignes cette plaine, Je te ressemble en bien des traits. Toujours même penchant t’entraîne : Le mien ne changera jamais. Tu fais éclore des fleurettes : J’en produis aussi quelquefois. Tu gazouilles sous ces coudrettes : De l’amour j’y chante les lois. Ton murmure flatteur et tendre Ne cause ni bruit [...]
Romance
Au lever de l’aurore, Sur le lit de l’amour, Zéphir caressait Flore Plus belle qu’un beau jour. Une jeune bergère Auprès d’un noir cyprès, A l’écho solitaire Vint conter ses regrets. Doux oiseaux de ces rives, Pleurez, Tyrcis est mort ; Tourterelles plaintives, Gémissez de mon sort. Quittez, roses nouvelles, Vos riantes couleurs, Et vous, [...]

