Chère Philis, qu’êtes-vous devenue

Chère Philis, qu’êtes-vous devenue
Cet enchanteur qui vous a retenue
Depuis trois ans, par un charme nouveau
Vous retient-il dans quelque vieux château ?
S’il en est ainsi je cherche une aventure
En chevalier de la triste figure
Et dût Roland ressusciter
Contre Roland, j’oserai tout tenter
Mais non Philis, délivrez-vous vous-même
Vous en avez souvent usé de même
Ces enchanteurs cent fois plus renommés
Malgré leur art se trouvèrent charmés
Et votre esprit, dégagé de leurs charmes
Ne leur laissa que la plainte et les larmes.

Jamais les noeuds d’une chaîne si sainte
N’eurent pour vous ni force ni contrainte.

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