La voix qui retentit de l’un à l’autre Pole

La voix qui retentit de l’un à l’autre Pole,
La terreur et l’espoir des vivans et des morts,
Qui du rien sçait tirer les esprits et les corps,
Et qui fit l’Univers, d’une seule parole.

La voix du Souverain, qui les cedres desole,
Cependant que l’espine estale ses tresors ;
Qui contre la cabane espargne ses efforts,
Et reduit à neant l’orgueil du Capitole.

Ce tonnerre esclatant, cette divine voix,
A qui sçavent respondre et les monts, et les bois,
Et qui fait qu’à leur fin toutes choses se rendent,

Que les lieux les plus hauts, que les lieux les plus bas,
Que ceux qui ne sont point, et que les morts entendent,
Mon ame, elle t’appelle, et tu ne l’entens pas.

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