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La Perfection

Hier, j’ai vu la perfection.
Elle m’a regardé dans les yeux,
Et dans ma grande satisfaction
Elle m’a souri d’un air joyeux.

Hier, j’ai bu avec la perfection.
Et si elle a un sourire éclatant,
La voix aussi douce qu’une chanson,
Un regard pour le moins déconcertant
A mis sur le pas mon excitation.

Hier, j’ai discuté avec la perfection.
Ses yeux magnifiques d’une couleur bleu-vert,
Sa démarche féline et ses longs cheveux blonds
Traduisaient tristesses froides comme l’hiver.

Hier, j’ai quitté une perfection.

Léo-Pol Lino

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Maman

Je t’aime plus que mon âme.
tu as marqué ma vie comme un levée du soleil mettant fin au ciel coloré a l’encre noir du crépuscule.

Chez vous, on trouve la sagesse.
surement,tu es plein d’allégresse.
Merci pour ta maternité.
espérant que ça dure un éternité.

Inconnu N

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Bête intérieur

J’ai envie de faire quelque chose de grand.
Cette envie est un monstre enfermé parmi mes entrailles.
Il attend.
Mais parfois pressé, il m’entaille.
Ce monstre a une grande bouche pour mordre.
Mais pas de dents.
C’est le désordre.
Avant confiné.
Maintenant coincé.

Le verrou de sa prison n’a pas de clé.
La clé c’est moi.
La prison c’est moi.
Désabusé,
J’attends le retrait.
J’attends la fin.
Cela en sera le début. Enfin.

Seulement perdue.
Seulement là.
Juste ici.

Il est là,
Il fait les cents pas,
dans sa prison,
intemporelle,
au fond,
réelle.

Il attend.

Elsa

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L’amour n’est qu’une répétitive guerre parmi les autres, Aussi destructeur qu’innovateur, que créateur d’apôtres!

L’amour n’est qu’une répétitive guerre parmi les autres,
Aussi destructeur qu’innovateur, que créateur d’apôtres!

Je me suis trompé d’endroit, de place, de lieu.
J’ai tout confondu, même l’enfer avec Dieu.
Perdu dans une vallée, je marche, encore noirci
Par une sombre relation encore plus décevante.
Depuis des mois je tente de gravir cette pente,
sans soleil pour réchauffer mon corps et mon esprit.
Dans mon cœur un froid d’hiver veut m’arrêter.
Saleté de sentier qui ne me dit rien de bon,
Mais Je m’y suis trop enfoncé pour reculer,
Il faut que je continue, avec ou sans horizon,
Il doit bien y avoir une sortie dans ce labyrinthe,
Quitte à ce que je me perde, à ce que je m’esquinte,
J’espère et je crois vivement au bonheur prochain!

Soudain voilà un rêve inexorable qui me tend la main!
D’une incroyable force elle me sort de ce bourbier,
Elle me donne envie d’avancer, de nouveau espérer;
Elle nourrit mon cœur d’espoir, mon esprit de jardins,
Qui seraient bientôt prêt à accueillir des jours certains.
Douce bible de mon existence,
Je prêcherai ta bonne parole,
Partout où je toucherai le sol.

Je vis au-delà de la concupiscence!

Bel apôtre,  mais pourquoi martèles-tu ta foi?
Pourquoi me parles-tu d’un nécessaire choix?
Ta chair entremêlée de « ça » pourrit sans cesse!
Arrête d’aimer cette puanteur qui nous blesse!

Qu’ais-je fait pour que tu m’abandonnes?
Toi mon dieu qui m’a tant fait espérer,
Mais qui ne m’a si peu donné,
Il faudrait que je te pardonne?

Les trois jours de résurrection sont passées,
Et pourtant je ne vois toujours pas de bien aimée,
Elle n’était pas le Messie,
Mais un vulgaire prophète,
Fausse Amour, je te maudit!
Il faut que tout ceci s’arrête!

Misérable illusion d’une vie heureuse!
Quelle scandale que cette peine in fortuite,
Que de se savoir piéger sans possible fuite!
Devant cette existence, cette querelleuse
Nous fait tout pour regretter amèrement
Le doux parfum de nos jardins d’antan.
En nous faisant sentir une énième utopie
Nacré d’innocence et de vive illusion,
Elle nous force à combattre seul ce démon,
Celui-là même qui t’a pervertie sous ces nuits!
Et quel scandale, quel malheur de savoir
Que je serais indéfiniment dans le noir!
Noir de l’incompréhension, noir de la souffrance!
Noir d’observer que les joies puissent devenir rance!

Mais cette croisade dont tu es la croix,
Doit être la mienne, je n’ai pas le choix!
Douceur damnée, prépare-toi au combat!
Car sous cette nuit étoilée tu seras ma proie!

Et j’attaquerais sur cette plaine :
Cette forteresse fut bâtie de mes mains;
Mais, corrompus par les tiennes,
elle deviendra une simple lueur au matin,
Ainsi qu’un mur pour tes lamentations.
Le scénario est écrit, prépare toi à l’action!
Mon cœur ressourcé d’espérance divine
Attend l ‘assaut : sous peu, sur cette colline,
Des milliers de soldats jailliront de mes veines,
D’autres millions assailliront ton domaine.
Cette bataille ne se terminera non sans peine.

Déjà noirci pour je ne sais quelle raison,
Je brûlerai ton corps un peu plus chaque fois,
Encore et toujours, avec hargne et compassion,
Comme tu l’as été pour moi : tu mérites bien ça.

Mais à force de batailler, par et pour l’amour,
Le mien d’un seul éclat soudain devient sourd.
Ivre de n’avoir qu’une éphémère reconnaissance,
Il se força à continuer, toujours dans la renaissance.
Mais dans des clones de plus en plus mal faits,
Il se vit, désabusé, intervertir bons et méfaits!
Sans force, ni fougue, ni vigueur, il déclare forfait :
La cause est bien trop banale pour de tels effets!

Jessy MICOUT

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Pensée nocturne

Au flanc de cette nuit suave et douce
Brille une figure immaculée
D’un voile placide qui émousse.
Un zéphyr allège la pensée

Noire et s’apaise une fois au loin.
L’étincelle animée de la ville
Fredonne l’inopiné matin
Et l’amour qui doucement s’effile.

L’horizon se cantonne au silence
Reflétant le tableau du déclin,
L’ébauche absolue d’une évidence
Aux effluves meurtris par la faim.

L’obscurité enlace mon âme
Habitée par l’ombre d’une absente.
Au creux de ma main glisse une larme,
Le ciel pleure, mon cœur se lamente.

Arch

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Sing Of Life

Des Havres Infinies,
De la Lumière Eternelle,
Nous sommes partis,
Pour rejoindre l’Aquarelle,
Parfum de la Vie;
Pour la respirer Elle,
La senteur exquise de notre Terre chérie
Et goûter au plaisir de notre incarnation,
Expérimenter et chanter Sa Mélodie,
Jouir de cet univers, de Notre Création,
Connaître le courage, vaincre le superficiel,
La passion, le chagrin, alors réaliser
Qu’au delà notre imperfection nous sommes parfaits,
Et qu’à tout moment on peut rejoindre l’Eternel.

Florian Le Bec

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Mon arbre

Tout avait commencé
Par cette affreuse matinée
Je m’étais d’abord levée
Du mauvais pied.
Regardant dehors
Oh! Zut! Alors!
Quelle misère
Mon arbre avait vieilli
Dans la nuit.
Par terre
Les feuilles jaunies
Etaient tombées.
Soudain, la colère
M’envahit
De l’arbre, je m’approchais
Et lui parlait.
Je ne le reconnaissais pas
Pourquoi me faisait-il ça ?
Quand, soudain, je me rappelais
Ce qui s’était passé
Ma voiture était
Partie.
Entre lui et elle
Une belle
Amitié
S’était crée.
Aux fils des années.
Mais, maintenant
Et pour longtemps.
Mon arbre se retrouvait
Seul, sans amis…
Alors, petit à petit
Mon arbre s’éteignit
Sans pleures, sans cris
Il parti
Sans bruit…
Mireille Méléard
Mercredi 25.01.2012

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Désolé

Lorsque je te regarde un matin,
Je vois en toi quelqu’un de bien,
Mais lorsque je pense à toi le soir,
Je ne te vois pas donc broie du noir.

Je préfère donc te regarder,
A longueur de journée.
Je te critique, je te haie,
Mes sentiments étaient là, je t’aimais.

Malheureusement, ayant besoin de toi,
Sans savoir que tu étais à moi,
Et peut-être sans sentiments pour moi,
Tu ne m’as pas compris et as continué ta voie.

Je t’ai donc petit à petit oublié,
puis un jour, tu es venu me reparler.
Maintenant, ce que je ressens,
n’est pas la même chose que tes sentiments:

J’ai de l’amitié pour toi,
Tu as de l’amour pour moi,
Je t’intéresse et me le fais comprendre.
Oui, j’ai toujours un cœur à prendre,

Bien-sûr, mon cœur t’aime bien,
Mais ma raison me dit de partir loin,
De m’échapper de tes sentiments;
Je vais me faire prendre autrement.

Je suis désolé de te dire cela,
Tu n’es qu’un ami pour moi.
Si seulement c’était réciproque pour toi
à notre rencontre; que tu a compris,
Qu’à mes yeux, tu étais plus qu’un ami.

Désolé,
Je t’ai aimé.

Miss-tinguette