Bienvenue sur mes-poemes.com. Plus de 6000 poemes des plus grands écrivains de la littérature française en consultation libre et gratuite.
Nouveau! LE FORUM de la poésie.


TROUVER UN POEME

Saisissez un ou plusieurs mots :


TOP 20

Les poèmes les plus vus

L'amour et la mort ( 162208  hits)
Premier soleil ( 117134  hits)
La vie est un songe ( 97759  hits)
Complainte amoureuse ( 65199  hits)
Nuit de neige ( 53487  hits)
L'amant désespéré ( 45864  hits)
La retraite ( 45113  hits)
L'albatros ( 43789  hits)
Le positivisme ( 43564  hits)
Le dormeur du val ( 36081  hits)
Adieux a la mer ( 35952  hits)
Élégie à une Dame ( 27563  hits)
La plus-part de mes ... ( 26817  hits)
L'âme du vin ( 26622  hits)
Don Juan aux enfers ( 26606  hits)



>> Classement général ici




jouer aux jeux casino et sur casino planete

visitor stats



Berger d'abeilles



Le doux titre et l'emploi charmant :
Être, en juin, un berger d'abeilles,
Lorsque les prés sont des corbeilles
Et les champs des mers de froment ;

Quand les faucheurs sur les enclumes
Martèlent la faux au son clair,
Et que les oisillons dans l'air
Font bouffer leurs premières plumes !

Berger d'abeilles, je le fus,
A huit ans, la-bas, chez mon père,
Lorsque son vieux rucher prospère
Chantait sous ses poiriers touffus.

Quel bonheur de manquer l'école
Que l'été transforme en prison,
De se rouler dans le gazon,
Ou de suivre l'essaim qui vole,

En lui disant sur un ton doux
Pour qu'il s'arrête aux branches basses :
" Posez-vous, car vous êtes lasses ;
Belles abeilles, posez-vous !

" Nous avons des ruches nouvelles
Faites d'un bois qui vous plaira ;
La sauge les parfumera :
Posez-vous, abeilles, mes belles ! "

Et les abeilles se posaient
En une énorme grappe grise
Que berçait mollement la brise
Dans les rameaux qui bruissaient.

" Père ! criais-je, père ! arrive !
Un essaim ! " Et l'on préparait
La ruche neuve où sans regret
La tribu demeurait captive.

Puis, sur le soir, lorsque, à pas lents,
Du fond des pâtures lointaines
Les troupeaux revenaient bêlants
Vers l'étable et vers les fontaines,

Je retrouvais mon père au seuil
Comptant ses bêtes caressantes,
Et lui disais avec orgueil :
" Toutes les miennes sont présentes ! "

Le doux titre et l'emploi charmant :
Être, en juin, un berger d'abeilles,
Lorsque les prés sont des corbeilles
Et les champs des mers de froment !


Auteur:François FABIÉ


Afichage:  769  hits
Envoyer ce poème à un ami | Ajouter un commentaire | Retour


Commentaires sur le poème

Par

Copyright © 2006 mes-poemes.com. Reproduction complète ou partielle interdite

poèmes d'amour - Poésie des Poèmes - Poésie des Poètes - Poésie des Poèmes - sosie - sosie star - couple - casino et rencontre