Bienvenue sur mes-poemes.com. Plus de 6000 poemes des plus grands écrivains de la littérature française en consultation libre et gratuite.
Nouveau! LE FORUM de la poésie.


TROUVER UN POEME

Saisissez un ou plusieurs mots :


TOP 20

Les poèmes les plus vus

L'amour et la mort ( 162520  hits)
Premier soleil ( 117337  hits)
La vie est un songe ( 97939  hits)
Complainte amoureuse ( 65338  hits)
Nuit de neige ( 53596  hits)
L'amant désespéré ( 45942  hits)
La retraite ( 45170  hits)
L'albatros ( 43873  hits)
Le positivisme ( 43647  hits)
Le dormeur du val ( 36146  hits)
Adieux a la mer ( 36021  hits)
Élégie à une Dame ( 27607  hits)
La plus-part de mes ... ( 26867  hits)
L'âme du vin ( 26669  hits)
Don Juan aux enfers ( 26649  hits)



>> Classement général ici




jouer aux jeux casino et sur casino planete

visitor stats



La carpe et les carpillons



Prenez garde, mes fils, côtoyez moins le bord,
Suivez le fond de la rivière ;
Craignez la ligne meurtrière,
Ou l'épervier plus dangereux encor.
C'est ainsi que parlait une carpe de Seine
A de jeunes poissons qui l'écoutaient à peine.
C'était au mois d'avril : les neiges, les glaçons,
Fondus par les zéphyrs, descendaient des montagnes.
Le fleuve, enflé par eux, s'élève à gros bouillons,
Et déborde dans les campagnes.
Ah ! ah ! criaient les carpillons,
Qu'en dis-tu, carpe radoteuse ?
Crains-tu pour nous les hameçons ?
Nous voilà citoyens de la mer orageuse ;
Regarde : on ne voit plus que les eaux et le ciel,
Les arbres sont cachés sous l'onde,
Nous sommes les maîtres du monde,
C'est le déluge universel.
Ne croyez pas cela, répond la vieille mère ;
Pour que l'eau se retire il ne faut qu'un instant :
Ne vous éloignez point, et, de peur d'accident,
Suivez, suivez toujours le fond de la rivière.
Bah ! disent les poissons, tu répètes toujours
Mêmes discours.
Adieu, nous allons voir notre nouveau domaine.
Parlant ainsi, nos étourdis
Sortent tous du lit de la Seine,
Et s'en vont dans les eaux qui couvrent le pays.
Qu'arriva-t-il ? Les eaux se retirèrent,
Et les carpillons demeurèrent ;
Bientôt ils furent pris,
Et frits.
Pourquoi quittaient-ils la rivière ?
Pourquoi ? je le sais trop, hélas !
C'est qu'on se croit toujours plus sage que sa mère
C'est qu'on veut sortir de sa sphère,
C'est, que... c'est que... je ne finirai pas.


Auteur:Jean-Pierre Claris de FLORIAN


Afichage:  318  hits
Envoyer ce poème à un ami | Ajouter un commentaire | Retour


Commentaires sur le poème

Par

Copyright © 2006 mes-poemes.com. Reproduction complète ou partielle interdite

poèmes d'amour - Poésie des Poèmes - Poésie des Poètes - Poésie des Poèmes - sosie - sosie star - couple - casino et rencontre